Requiem pour la photo de presse
L'hebdomadaire "Télérama" soulève un paradoxe : il n'y a jamais eu autant de bons photo-reporters professionnels sur la planète. "A cela s'ajoute un foisonnement d'images et de documents exclusifs produits par des amateurs". Or dans la majorité des titres de la presse mondiale, "la richesse de la proposition est allée de pair avec l'appauvrissement du contenu des images publiées". Autopsie d'un désastre.
Photo tirée du film "Le Cauchemar de Darwin", de Hubert Sauper.
"Les mentalités des lecteurs ont changé. Les sujets internationaux et sociaux ne font plus recette", observe "Télérama". Pire. "Les pouvoirs de décision sont passés des mains des journalistes à celles des contrôleurs de gestion au service des groupes industriels". Dans les journaux, les groupes d'iconographes (qui choisissent les photos à publier) sont réduites. Les exigences revues à la baisse. Et bien souvent, faute de temps ou de compétence, et parfois de place, les choix s'arrêtent sur l'image simple, consensuelle, pas forcément mauvaise mais stéréotypée. (...) Une véritable régression dans l'histoire de la photographie de presse."
Pour Christian Caujolle, chef du service photo de Libération, la photo devrait être une expression aussi forte et importante que l'écrit. Pas seulement une simple illustration d'un texte : "Une bonne photo est une image qui étonne, qui arrête le flux incessant des images, et peut-être même donne à réfléchir."
Photojournaliste, Joël Robine se lamente : "La presse est devenue triste à mourir. Le sport et les people occupent les devantures : les compétitions internationales qui s'enchaînent, le président qui se marie et sa femme qui chante. Les journaux ont perdu le sens de l'actualité".
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02 Septembre 2008 à 11:12 dans
- Général

Fatal et uzhastnye événements ne sont pas difficiles à envoyer une photo! Plus généralement un sens à l'événement lui-même que la qualité des photos
Posté par Herbal ed cure — 29 Dec 2008, 14:37