"Marseillaise" : carton rouge pour la plaignante
Le procureur du canton de Neuchâtel a expédié en moins d'une heure la plainte de l'enseignante qui jugeait certains hymnes nationaux chantés pendant l'Euro comme des incitations à la violence (voir notre précédent post à ce sujet).
L'Express / L'Impartial du 17 juin nous précisent que le procureur estime que la plaignante méconnait le droit et se trompe de contexte. S'agissant de "La Marseillaise", ce texte écrit en 1789 invite les soldats à défendre la patrie en temps de guerre. "Ce n'est pas un appel au crime, il n'y a pas d'infraction lorsqu'un soldat défend son pays par les armes". Pour le reste, dit Pierre Cornu, "je ne vais pas m'amuser à chercher les paroles des autres hymnes nationaux et les traduire. J'estime que les 16 pays qui participent à l'Euro sont tous des pays civilisés qui ne diffusent pas des chants relevant du droit pénal."
La conclusion, nous la laisserons à l'écrivain Michel Tournier, qui déclarait un jour à propos de la "Marseillaise" : "Notre hymne national comporte des paroles abruties, mais c'est comme les meubles d'un patrimoine de famille : ils prennent de la valeur avec le temps".
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17 Juin 2008 à 09:22 dans
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