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Mediablog

Internet et l'école : revaloriser les bibliothèques d'abord ?

Une lectrice neuchâteloise fait part de son étonnement dans les colonnes de "L'Express" et de "L'Impartial", mardi 16 mai . Nous reprenons sa lettre tirée du courrier des lecteurs.

"Régulièrement, mes enfants sont revenus de l'école avec la consigne d'aller chercher des informations sur internet. Un tel procédé m'interroge. De quel droit l'école pose-t-elle implicitement l'exigence que ce soit le cas ? Que devient le principe de la gratuité de l'instruction publique ? (...)

J'appelle de mes voeux la revalorisation intensive de ces lieux où, avant l'internet, les élèves trouvaient gratuitement une information sélectionnée, à savoir les bibliothèques scolaires. Elles peuvent jouer un rôle nouveau. D'une part, elles se développeront au profit de tous les élèves en devenant des lieux d'accès gratuit à l'internet pour les recherches demandées par les enseignants. D'autre part, elles peuvent devenir le lieu où les élèves viennent obligatoirement recevoir une formation à la recherche responsable d'informations fiables."

Marie-Claude Borel, Cortaillod (NE)

"La différence entre les riches et les pauvres, ce n'est pas les sous, c'est l'accès à la bibliothèque."

Azouz Begag, Ministre français à l'Egalité des chances, lors de la remise du Prix TSR Litttérature Ados au Salon du livre de Genève, 28 avril 2006


Les aventures pédagogiques de deux gruériens au Mali

Au quoi servent les nouvelles technologies de l'information et de la communication aux portes du Sahara ? Deux enseignants du collège du Sud à Bulle nous en donnent un aperçu dans leur blog "Sirocco". De Tombouctou au Mali, ils nous livrent leurs reportages, assortis d'entretiens et d'extraits sonores, ainsi que d'instantanés. Au sommaire, l'animation matinale des rues, le mariage à option et l'excision, les arts de la table, l'éducation et la formation au Mali, les récitations du Coran, le Syndrome Inventé pour Décourager les Amoureux...

Faites le détour par : http://www.tombulletout.typepad.com/


Sondage CIIP "Les jeunes et médias" : un écho médiatique retentissant !

La publication des résultats de notre sondage sur les jeunes et les médias a mis les rédactions en effervescence mercredi 10 mai. Il a fallu donner des éclairages, compléter l'information, corriger des conclusions hâtives, répondre à des interviews en différé ou en direct. Voyez ce que le site TSR.CH a publié sur le lien http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=6704108.

On y trouve un renvoi direct au sujet très complet diffusé dans le 19:30 et au traitement réservé à cette information sur les ondes de la Radio Suisse Romande, mercredi soir, dans l'émission "Forums". Lisez aussi un excellent éditorial du "Courrier" : http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&name=NewsPaper&file=article&sid=41488&mode=thread&order=0&thold=0

Nous reviendrons via le blog sur les réponses les plus intéressantes.

Et surtout, sachez dépasser quelques constats rapides : consultez les résultats complets sur la page d'accueil de www.e-media.ch. Comme ce bloggeur perspicace qui commente l'affichette du "Matin bleu" dans une lettre ouverte à "Monsieur le Matin bleu". C'est à lire sur : http://blog.quelbazar.net/?2006/05/11/54-70-des-ados-lisent-les-quotidiens-gratuits-on-est-vraiment-sur-que-c-est-une-bonne-nouvelle

On observe au passage que les deux quotidiens gratuits, mis en évidence dans les conclusions du sondage, donnent une lecture très personnelle des chiffres. "Le Matin bleu" en fait sa Une (photo) et met à l'affiche de ses caissettes : " 70% des ados lisent les gratuits ".

Si l'on se penche sur les résultats de l'enquête, 7 adolescents sur 10 parmi les 16-18 ans disent en effet lire un journal "quand il est offert". Mais la proportion est de 6 sur 10 si l'on prend l'ensemble des 12-18 ans.

Quant à "20 Minutes", il titre " Les gratuits donnent envie de lire ". L'article repiqué d'une dépêche de l'agence AP comporte une erreur de lecture de nos chiffres. On lit : "Près de 58% des adolescents affirment lire un journal ou un magazine au moins trois fois par semaine, contre 9% il y a une année". Notre communiqué de presse mentionnait en réalité une "progression de 9%". A l'époque, le taux était de 49%. Cette erreur figure également dans "Le Courrier", "La Liberté" et "24Heures", qui ont repris la même dépêche AP. Toutes les rédactions avaient reçu le code d'accès aux résultats complets.


Bulle : immersion dans la presse au Collège du Sud

Ils suivent leur première année d'Ecole de commerce au Collège du Sud à Bulle. Ils ont suivi durant deux journées un atelier de journalisme pratique pendant la 3ème Semaine des médias à l'école. Découvrez des échos de ces ateliers en texte et en photos sur le lien :

http://www.collegedusud.ch/activites/semaine_medias06.shtml


La presse suisse et les people : l'intérêt public en rade ?

Le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger passe ses vacances au sultanat d'Oman. Un représentant des médias réside par hasard dans le même hôtel. Il en profite pour voler quelques clichés du ministre à la plage. Le "Blick" et "Le Matin" s'empressent de les publier. Clichés anodins, insignifiants, inintéressants au possible ? Normal, cet effondrement de la frontière entre sphère publique et sphère privée ? L'émission de la TSR "Infrarouge" a eu le mérite de lancer le débat mardi 2 mai. Quitte à rencontrer l'incompréhension d'une partie du public.

D'accord, les clichés sont assez banals... Mais les questions, elles, sont de vraies questions éthiques. A-t-on le droit de publier la photo d'une figure connue sans son consentement, fût-elle personnalité publique en séjour privé ? Y a-t-il un intérêt public à consacrer de l'espace rédactionnel aux faits et gestes des "people" alors que la famine menace la Corne de l'Afrique et que l'Occident s'en fiche ? Est-ce intéresser les gens à la politique que de mettre en scène les élus dans les médias ? Est-ce humaniser la politique ?

Le boss du "Matin", Peter Rothenbühler, a eu raison de rappeler que son journal ne se résume pas aux cinq pages "people" quotidiennes. Roger de Diesbach a eu raison de rappeler qu'avant de publier quoi que ce soit (texte ou photo), les journalistes du "Matin" se posaient autrefois la question : "A quoi ça sert ?" Marlyse Dormond a eu mille fois raison de dénoncer les élus qui exposent leur vie privée dans les médias (pour paraître sympathiques), faute de savoir défendre des dossiers complexes en séance.Une presse libre est le reflet assez fidèle de la société à laquelle elle est destinée. De ses valeurs. Et pourtant, à lire les SMS diffusés par "Infrarouge", bien des téléspectateurs semblent ne pas comprendre qu'on se lance dans un tel débat à partir du maillot de bain du président de la Confédération ou des pampers de Jean-Luc Bideau. Signe évident du désintérêt actuel pour une critique ARGUMENTEE des médias. A ceux des journalistes qui instrumentalisent la vie des "people" pour pimenter leurs éditions, comme aux "personnalités" qui recherchent la publicité médiatique, nous donnerons à méditer la sentence du cinéaste Nanni Moretti dans "Palombella rossa" : "La vie d'un homme est salie pour toujours dès qu'on en parle dans un magazine".

Emission rediffusée sur TSR 2 vendredi 5 mai, sur TSR 2, à 10h25 et 14h55. Forum sur : http://infrarouge.tsr.ch/forum-170-photo-volee-president.html

Dessin de Mix et Remix diffusé pendant l'émission "Infrarouge"


La polémique : un bienfait ou une plaie de la démocratie ?

"Il manque au polémiqueur une qualité nécessaire au démocrate : la prédisposition à changer d'opinion au terme du débat".

Professeur à la Sorbonne, docteur en sciences de la communication, Philippe BRETON a détaillé les rapports entre polémique et démocratie, jeudi 6 avril à l'Université de Neuchâtel. Echos de sa conférence.

"La polémique est un conflit dans l'espace de la parole. C'est la transposition de la violence physique dans le champ de la parole." Absente des sociétés primitives (dans lesquelles on fait la guerre, mais où la palabre vise à chercher un consensus), la polémique ne se déploie qu'à l'intérieur de l'espace démocratique. C'est une dissonance tolérée. Elle a besoin de trois conditions préalables : 1) La liberté de parole 2) L'égalité devant la parole 3) L'exclusion de la violence.
 
Un bon polémiste doit cumuler trois compétences de base : 1) la capacité à se forger une opinion. 2) la capacité à argumenter dans un environnement pacifié. 3) l'empathie cognitive. 

"Avec la polémique, c'est la violence chassée par la porte qui revient par la fenêtre. C'est peut-être un des effets de la criminalisation de la violence physique. Dans certaines polémiques médiatiques, on voit poindre la vengeance privée", note Philippe Breton (certains auditeurs auront songé au psychodrame de "Forums" à la RSR). Assiste-t-on à une remontée de la violence et à une inversion du processus de civilisation ? Les indices sont nombreux : dégradation des relations de travail dans les entreprises, précarité, brutalité des relations entre proches, délinquance et apparition de zones de non-droit, développement du racisme sous toutes ses formes, publicité agressive, relative insensibilité aux génocides, violence de productions médiatiques ou de jeux vidéo…

Philippe Breton a compilé une impressionnante liste de polémiques dans lesquelles on a cherché à discréditer l'autre partie par un amalgame avec le nazisme. Or, dit-il, "l'argumentation doit justifier les liens qu'elle propose. Quand une cause nous plaît, on à tendance à dire : "La fin justifie les moyens !" Quand elle ne nous plaît pas, on dit : "Attention aux amalgames !"

Le fin polémiste connaît les normes à transgresser. Il déplace les normes (comme la guerre déplace les frontières). Mais pour que la polémique ait un impact, il faut encore que public et médias aient conscience que des normes ont été transgressées.

"La démocratie est tributaire d'un certain seuil de civilité. Elle supporte toutes les inégalités, sauf celles devant la parole. La polémique remet de la hiérarchie là où devrait régner la symétrie. Le polémiste veut occuper une position supérieure aux autres et redistribuer la parole. C'est la mise en scène d'une supériorité." Et Philippe Breton de conclure en rappelant le mécanisme inventé par les anciens grecs contre l'influence des tribuns : voté par le groupe en secret, l'ostracisme consistait à éloigner de la cité pour dix ans ceux qui, par leurs talents polémiques, menaçaient la cohésion sociale et l'ordre démocratique…


La Photo de l'année choisie par les 5-10 ans

Les élèves de 5 à 10 ans étaient invités à choisir la Photo de l'année. Dans le cadre de la Semaine des médias à l'école en Suisse romande, l'agence KEYSTONE avait mis à disposition 10 clichés. Dix images choisies pour illustrer des enfants du monde entier, saisis dans leur environnement quotidien. Cette activité était lancée en association avec La Bataille des Livres (http://bdl.unige.ch/portail/index.php)). La fiche pédagogique a été téléchargée plus de 1000 fois. Des élèves d'une quinzaine de classes ont voté. Résultats ci-dessous.

Note importante : Les droits de ces photos sont réservés. Il est exclu de les utiliser en dehors de l'activité proposée sur le site www.e-media.ch.

Photo de l'année    (36 voix + une classe au complet)

Légende officielle de l'agence :

Les vraies jumelles Kira, à gauche et Kendra Ridgley, âgées de 3 ans, partagent une sucette multicolore devant un magasin de la rue Bayer, à l'ouest de Halifax, au Canada. Leur mère a déclaré qu’elles ont presque toujours tout partagé.  (Keystone / AP Photo / Halifax Chronicle Herald, Tim Krochak)

Commentaire de la classe 3-4P des Valettes (enseignante : Patricia Sarrasin) : "Les jumelles sont "chou" et c'est bien de partager".

Deuxième place ( 22 voix + une classe au complet )

Légende officielle de l'agence : L’image montre un gosse pratiquant la formation de base en gymnastique à Haozhou. Un nombre croissant d’enfants sont envoyés par leurs parents pour suivre des cours de gymnastique à Haozhou, dans la province d'Anhui, pendant les vacances d’été, ce qui devrait renforcer leur santé.  (Keystone / Imaginechina / Zhang Yanlin)

Troisième place  (19 voix)

Légende officielle de l'agence : Des enfants du Bangladesh préparent un concours artistique pour célébrer la journée mondiale de l’environnement à Dacca. Ce concours est organisé par le forum "Sauver la jeunesse", à l’académie Shishu. (Keystone / EPA / Abir Abdullah)

Quatrième place ex-aequo (16 voix)

Légende officielle de l'agence : Deux garçons prennent le chemin de l’école aux frontières de l’Ecosse, après les grandes chutes de neige qui ont recouvert ce pays.
(Keystone / EPA / David Cheskin)

Commentaire de la classe 3-4P des Valettes (enseignante : Patricia Sarrasin) : "La photo nous plaît  beaucoup parce que le paysage est beau avec la neige et les moutons, il nous rappelle notre région et elle a l'air en noir et blanc. C'est magnifique et on a eu envie de la dessiner."

Légende officielle de l'agence : Des enfants indiens Aymaras jouent en courant autour d’un piquet sur l’île de Suriqui dans le lac Titicaca, en Bolivie. (Keystone / Photo Researchers / Jacques Jangoux)

Commentaire de la classe 5P de Versoix (enseignante : Martine Melo) :  "La photo est bien cadrée, en mouvement, expressive et joyeuse. Elle parle de paix. Elle nous montre deux enfants qui jouent avec un bâton. Ils sont souriants. Ils n'ont pas besoin de beaucoup de chose pour s'amuser ni de beaucoup d'argent pour être heureux."

Ont obtenu des voix les clichés en provenance de :
Cisjordanie (9 voix)
Togo (6 voix)
Allemagne (5 voix). Commentaire des enfants de 1ère année de la classe de Moniques Desmeules dans 
le Jura: "Cela fait envie d'envoyer des SMS".
Irlande du Nord (1 voix)
A l'annonce des résultats, l'enseignante Martine Melo nous écrit :
"Merci! Mes élèves seront ravis que leur commentaire ait été publié. 
 Bravo pour votre boulot! Magnifique préparation, fiches pédagogiques pleines d'idées 
et d'utilisation simple.  Les enfants avaient aussi apporté des photos d'enfants découpées
dans les journaux. Chouett' discussions. Vivement la prochaine Semaine!" 


Une presse écrite crédible pour les 15-24 ans français

A quels médias faites-vous confiance en priorité pour vous permettre de vous forger une opinion sur un sujet de société ou d'actualité ?

                                               En 1er    en 2ème     En 3ème     En 4ème        En 5ème

La presse quotidienne            38%             26%           18%             13%                5%  

La radio                                  16%             28%           28%             19%               10%

La TV                                      22%             19%           19%             18%               23%

Internet                                   16%             15%           18%             24%               28%

La presse magazine                9%              12%           17%             27%               35%

Source : sondage Ipsos auprès de 1250 internautes français de 15-24 ans (mars 2006)

Si les plus de 25 ans considèrent internet comme une vaste source documentaire, les plus jeunes y voient surtout un outil d'échange et de communication. Blogs, chats, forums, messagerie : pour la nouvelle génération d'internautes interrogée par Ipsos pour l'association Graines de Citoyens, le web est d'abord un moyen d'expression. La moitié des internautes de 15 à 19 ans ont créé un blog.

Pour plus de détails, consulter : http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1810.asp


Encore des échos de la Semaine des médias à l'école

Payerne

Les projections publiques des films réalisés par les élèves de l'Ecole secondaire de la Broye à Payerne ont eu du succès jeudi 30 avril, comme nous l'écrit leur enseignant Victor Wirthner :

"Bonjour !

Entre deux cours urgents, j'ai le plaisir de vous donner des nouvelles de la projection. La salle était comble à 18h30 et aux 3/4 remplie à 20h00, ce qui représente un public de quelque 280 personnes. Nous sommes évidemment ravis d'autant plus que le public était très réceptif et qu'il s'est manifesté (sous forme de rires) aux endroits adéquats. Bref, ce furent deux excellentes projections. Par ailleurs, je n'ai connu aucun pépin technique pendant la projection.

Malheureusement, nous n'avons eu aucune couverture médiatique.

Le collège offrira un exemplaire des films et bonus sur DVD à chaque élève participant. (...) Enfin, les photos des élèves devant l'ordinateur que vous avez déposées sur le "mediablog" ne posent aucun problème. Les filles concernées et leurs parents les ont vues et n'ont manifesté aucun désir quelconque de retrait.

Merci encore de votre précieuse collaboration. Hum... je pense reconduire l'opération l'année prochaine avec d'autres collègues...

Avec mes cordiales salutations"

 


Radio Suisse Romande : une question d'équilibre

Ruxandra Zenide, réalisatrice de "Ryna" était en tournée de promotion avec son film. Suzanne Déglon Scholer, notre rédactrice "Cinéma" du site e-media.ch est rentrée accablée de la soirée de lundi 3 avril aux Galeries du cinéma à Lausanne. Pas à cause du film... Lisez plutôt :

"Ruxandra Zenide, enceinte jusqu'au cou, aura son bébé en mai. Elle est mignonne, souriante, patiente, chouchou, elle et attendait les questions. Public plat, questions plates, Jean-Yves Gloor l'a présentée, puis s'est assis, donc pas d'animateur. Le public scrutait la jeune femme, la jeune femme scrutait le public. Une fois le compliment sur les OVNI, la flèche empoisonnée sur les conneries américaines, les questions usuelles  ("Est-ce que ça pourrait se passer ailleurs ?", "Combien ça a coûté ?" (1,5 mio. CHF) "Combien de temps avez-vous tourné ?") lancées, plus rien. Néant. J'ai renoncé à prendre des notes au bout de 5 minutes. Elle attendait comme une potiche, ça a été liquidé en 12 minutes. Donc, pas de compte-rendu. Navrée pour la réalisatrice."


Ruxandra Zenide, avec les rédactrices et les rédacteurs de la TRIBUne des Jeunes cinéphiles, animée par Suzanne Déglon Scholer. (Photo Déglon)

"A quand des augmentations de salaire ?"

La Radio suisse romande invitait ce mercredi les auditeurs à le demander à Michel Barde, directeur de la Fédération des entreprises romandes.

Le journaliste (Jean-Marc Béguin) : - Frédéric nous appelle de Genève…

L'auditeur : - Oui, bonjour. Bonjour à Michel Barde aussi. Je voulais vous remercier d'avoir pris ma question et je voulais vous féliciter pour la qualité de vos émissions aussi.

Le journaliste : Merci!

L'auditeur : …Voilà. J'ai établi une petite statistique moi aussi sur les deux derniers mois et j'ai constaté que sur les quatre émissions que vous avez consacrées à des questions relatives aux assurances sociales, vous aviez invité trois responsables d'associations patronales, Mme Balet, M. Barde et M. Triponez, ainsi qu'un député radical au Conseil municipal genevois, Pierre Maudet. Relativement au conflit social à Reconvilier, vous avez invité deux responsables d'associations patronales, (soupir et froissement de feuilles sur le bureau du journaliste) M. Weiss et M. Barde une deuxième fois, et un député radical vaudois, M. Charles Favre, mais cette fois-ci vous avez été généreux, vous avez aussi invité une syndicaliste, Mme Blanc-Kühn, pour lui demander si les grévistes "ne s'étaient pas trompés sur toute la ligne". Aujourd'hui vous recevez Michel Barde pour la troisième fois en deux mois. Lundi, la mascarade a pris une ampleur inédite…

Le journaliste (qui l'interrompt) : - Oui, mais ce…on a bien compris, Monsieur, votre…votre…votre question (la régie a coupé la ligne téléphonique). Ce… Voilà, on vous répondra simplement que si vous faites l'équilibre des interventions sur toute la journée de la Radio Suisse Romande, vous verrez que nous sommes tout à fait équilibrés. Et c'était pas la question que vous aviez prévu de poser à Michel Barde, donc on va reprendre cette émission… Est-ce que, Michel Barde, vous vous attendez à un printemps chaud et à un bras de fer avec les syndicats ?

C'était à 7h52, mercredi matin 7 avril, dans "Radio Public", sur La Première. Le lundi 10 avril, "Radio Public" accueillait Jacques Robert, du syndicat "UNIA" pour traiter des relations entre patronat et syndicats.