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Mediablog

Maquette 3 étoiles

La presse cherche des formules pour retenir les lecteurs qui migrent vers le web. Cette innovation dans la maquette du quotidien "Le Temps" est sans doute involontaire mais elle mérite d'être saluée. L'illustration circulaire au centre de la page permet d'y poser son assiette et de lire tranquillement un article consistant pendant la pause de midi. Vraiment top !


Gag ou réalité ?

Les activitistes allemands du magazine "Titanic" résument le fonctionnement de la société de l'information dans un schéma à la portée de tous :

"Wikipédia cite la presse et la presse écrit en se basant sur les infos de l'encyclopédie en ligne"

Trop simpliste et réducteur ? Sans doute. Mais à vérifier par sondage face à des dossiers apparemment bien informés qui omettent de mentionner leurs sources. Il y aurait aussi, à l'occasion, à se pencher sur les critiques de cinéma d'une érudition folle depuis qu'il existe le site www.imdb.com.


Ali Kebap, enfant de la crise

Ses affiches criardes auront hanté notre été, de Neuchâtel à Locarno. Ali Kebap s'installe en ville ? Allons donc ! Qui pouvait s'offrir une telle campagne de publicité ? Qui pouvait prétendre s'installer simultanément dans toutes les principales localités de Suisse ? La réponse nous a été donnée tout récemment : loin d'être un parvenu ambitieux, Ali est un enfant de la crise économique.

La presse écrite a souffert énormément de la décrue publicitaire au premier semestre : les baisses de volumes se chiffrent entre 20% et 30% pour la plupart des principaux titres. Mais cette décrue publicitaire a aussi affecté ceux qui l'affichent directement sous nos yeux. Faute de contrats importants cet été, la Société générale d'affichage (SGA) a lancé une campagne d'auto-promotion. Elle a donc inventé le personnage d'Ali, sabreur de kebap devant l'Eternel. Personnage archétypique et impersonnel. Il est intéressant de noter que cette affiche retient l'attention par trois motifs : le nom du commerçant (Ali Kebap), son produit (la viande, en couleurs naturelles, alors que les autres couleurs sont atténuées ou saturées) et la nouveauté de la prestation (en anglais, comme les gens de la comm' le préconisent désormais. Exemple stupide récent : "Are you Ö ?" pour Mövenpick).

En ces jours de rentrée, la SGA tombe le masque : elle démontre que la bonne vieille affiche marque plus durablement les esprits qu'un sacré buzz sur le web. Bien joué ! Même si cette campagne trahit la léthargie actuelle des annonceurs.


Google Street View : les limites du floutage

Depuis hier mardi 18 août, Google propose des vues réelles de nombreuses villes romandes. Les clichés ont été pris ce printemps par des voitures qui ont sillonné la Suisse. Comme le relevait hier le site de 20 Minutes, le Préposé fédéral à la protection des données avait donné des consignes strictes: les personnes devaient être informées avant d’être photographiées et les visages ainsi que les numéros d’immatriculation rendus anonymes. Un petit tour sur Google Street View montre les limites de la technique de floutage adoptée. Quelques exemples :

Pas de floutage : ces amoureux saisis à Zurich sont sans doute très reconnaissables...

Floutage imparfait : ce collègue saisi à La Chaux-de-Fonds est lui aussi aisément reconnaissable.

Floutage sélectif : Google a flouté le geste de cette dame qui remettait en place sa culotte. Preuve que le floutage n'est pas le fait d'un logiciel. Question légitime : quels sont les critères que doivent suivre les gens qui floutent (ou pas) ?

Floutage grossier : en me dépassant dans les rues de Saint-Blaise, la voiture Google a été dérangée par le cycliste que j'étais. J'ai disparu de la rue à la faveur d'un floutage à la truelle repérable à des indices évidents (ombre au pied du mur, ligne blanche discontinue). Google Street View promet l'hyper-réalisme mais retouche la réalité.


Locarno (8) : Marco Solari en appelle à des jeunes capables d'esprit critique

En bouclant l'édition 2009, le président du Festival de Locarno Marco Solari a lancé par deux fois un appel qui ne nous a pas laissé indifférent. Sur la Piazza Grande d'abord, puis au téléjournal de la TSR dimanche soir. Son message est clair : pour garder sa place unique dans le circuit des festivals, pour continuer de promouvoir un cinéma "différent", ouvert aux expérimentations, ouvert sur d'autres cultures, Locarno a besoin des jeunes spectateurs. Et ces jeunes spectateurs, ils devront être lucides, critiques, curieux. Capables de comprendre que le cinéma ne se réduit pas à d'agréables soirées en open air. Cette génération-là ne sera pas spontanée. Et l'appel de Marco Solari s'adresse en priorité à tous ceux qui éduquent les jeunes et dialoguent avec eux de leur rapport à l'art et à la culture. Un rapport qui ne se réduit pas à la simple consommation.

"La jeunesse construira ses cathédrales ou ses déjeuners sur l'herbe" : écouter l'appel de Marco Solari au 19:30 de la Télévision suisse romande.


Locarno (7) : La Chine, pays du milieu

En accordant le Léopard d’or à « She, A Chinese » (photo ci-dessous), le jury du festival de Locarno a fait le choix…du milieu ! Pas question de primer les échappées les plus audacieuses, les propositions de cinéma les plus pointues (« A Religiosa Portuguesa » d’Eugène Green, « The Search » de Pema Tseden). Il y avait sans doute plusieurs titres défendus avec acharnement parmi les jurés sans qu’ils fassent l’unanimité. La distinction octroyée à « She, A Chinese » apparaît ainsi comme un plan B honorable.
 
 

Le film n’est pas dénué de qualités, mais il repose sur des effets un peu voyants, censés forcer l’adhésion complice du spectateur (chapitrage aux titres ironiques, musique rock de John Parish). Film emblématique de la mondialisation, sans aucun doute. Li Mei vit dans une province du sud de la Chine et n’a jamais quitté son village. Les garçons en scooter laissent entendre qu’il faut aller à Shenzhen pour « faire du fric ». Si Li Mei gagne la ville, c’est surtout pour échapper au fiancé que lui impose sa mère, un fonctionnaire sans relief. Employée dans une fabrique de vêtements, elle se fait licencier. Par une série d’accidents heureux (et très scénarisés), elle échoue à Londres, épouse sur le champ un professeur de maths à la retraite, puis se laisse séduire par le tenancier indien et musulman d’un bistrot de quartier.

 « Parfois, la vie est plus simple qu’on pense », dit l’un des chapitres du film. C’est aussi l’impression que dégage « She, A Chinese ». Le parcours de Li Mei paraît moins téléguidé par sa volonté propre que par une série de signes et de rencontres de hasards. Il suffit d’un rien pour que Li Mei se projette en avant. Cette logique « marabout’ficelle » trahit l’incroyable opportunisme d’une femme chinoise qui apprend vite, intègre ce qu’il faut pour survivre et avancer. Face à elle, les hommes apparaissent beaucoup moins mobiles, plus lourds, plus enchaînés.

C’est à un autre voyage que nous invitait « The Search », l’un des films les plus ambitieux de la compétition. Voyage à l’intérieur du Tibet, province chinoise. Une équipe de cinéma se met en route et gagne des villages reculés. Elle est à la recherche de personnes capables de chanter et d’interpréter les rôles du « namthar », un opéra traditionnel. Quête incertaine et émaillée de rencontres étonnantes, comme dans les mises en abyme  du cinéma cher à Abbas Kiarostami (« Au travers des oliviers », « Le vent nous emportera »). Sans jamais montrer les Chinois de l’ethnie Han, qui peuplent le Tibet et importent leurs coutumes, « The Search » fait comprendre la fragilité d’une culture et l’éradication lente qu’elle peut subir.

Le festival s’est clos en beauté sur la Piazza avec « Les deux chevaux de Genghis Khan », de la réalisatrice mongole Byambasuren Davaa. Comme dans « The Search », il est question de traces bientôt effacées de la culture d’antan. Une chanteuse (Urna) arpente les villages à la recherche d’un ancêtre qui connaîtrait encore les paroles d’une chanson célèbre mais oubliée. Le film rappelle que la Mongolie est aujourd’hui divisée, entre une république indépendante (la Mongolie extérieure) et une province chinoise (la Mongolie intérieure). Cette dernière région, les uns l’appellent « la Chine des Hans », alors que les autres défendent l’idée d’un « pays du milieu » qui abriterait harmonieusement 50 ethnies. Pays du milieu, centre du monde et centre du cinéma le plus vivace du moment, la Chine n’a pas fini de faire parler d’elle. A défaut de contribuer à préserver les particularismes des minorités qui la composent.


Locarno (6) : Artiste ou pas ?

Dans un très beau portrait que ses étudiants lui ont consacré, le cinéaste polonais Andrzej Wajda fait une confidence surprenante : "Les deux seuls moment créatifs pour un réalisateur, c'est le choix du sujet et le casting. Tout le reste, c'est de la procédure..."

Dans la masterclass qu'il a donnée jeudi matin, l'Américain William Friedkin (photo) a lui aussi mis en question le sacro-saint Réalisateur : "Je ne me vois pas comme un artiste. Rembrandt, Vermeer, Mozart sont des artistes..." L'homme a donné de croustillantes anecdotes pour démontrer à quel point le succès des films (et d'abord leur casting) se joue sur une série de coincidences.  Jamais par exemple Fernando Rey n'aurait dû jouer dans "The French Connection". Un collaborateur de Friedkin l'avait en effet engagé en le confondant avec Francisco Rabal dans "Belle de jour" ! "Les films, il faut les voir comme un processus de découverte. C'est un art de la communication. Vous ne devez pas donner les clés ou la solution au public sur un plateau d'argent, mais vous devez le faire participer". Faut-il une histoire, pour faire un bon film ? Jean-Luc Godard en doute dans son film "Passion" (1982), projeté tard sur la Piazza. A plusieurs reprises, cette réplique claque : "Les histoires, il faut les vivre avant de les inventer".


Locarno (5) : Eugène Green porte la compétition vers les sommets

"La branchitude peut être parfois assez déprimante", entend-on dans "A Religiosa Portuguesa" ("La religieuse portugaise"). Son réalisateur, Eugène Green, nous entraîne dans des contrées très éloignées du cinéma contemporain et de ses formes convenues. De quoi retrouver une foi radieuse dans les puissances du cinéma.

Eugène Green et son actrice Leonor Baldaque.

Julie, une actrice française, débarque à Lisbonne pour tourner un film sur un roman épistolaire du XVIIème siècle. Elle doit incarner une religieuse qui brise ses voeux en tombant amoureuse d'un officier. Julie déambule dans la ville et rencontre des personnages intrigants : un médecin suicidaire qui n'a jamais pratiqué la médecine, une religieuse qui passe toutes les nuits en adoration dans une chapelle, un jeune orphelin, un garçon qui pourrait être la réincarnation du roi Sébastien...

Le film est une déclaration d'amour vibrante à la ville, à sa lumière, au charme de ses rues pavées, au Tage dont les eaux s'écoulent aussi sereinement que le temps qui passe, au fado qui se chante avec passion. Eugène Green travaille en décalage avec ce que propose le cinéma courant. Il ne met pas en scène cette histoire de manière ordinaire, en soignant le réalisme des scènes ou en forçant l'empathie du spectateur pour les personnages. Comme Bresson, il impose aux acteurs une diction "blanche", où chaque mot se distingue très nettement (toutes les liaisons sont faites scrupuleusement). Cette apparente inexpressivité déroute (ou fait ricaner) une partie du public. Mais elle exerce progressivement une attraction hypnotique sur ce qui se joue à l'écran. Car s'ils ne "jouent" pas comme dans les films courants, les personnages sont chargés d'aspirations secrètes et de sentiments éminemment humains. Cette complexité se dévoile par strates.

Souvent saisis frontalement, les visages et les regards brûlent d'intensité. Le film culmine dans un long échange entre Julie et la petite religieuse jusque là mutique. A la lumière des bougies, Julie pose les questions qui l'habitent et entrevoit sa manière à elle de revenir à la vie après un chargrin d'amour. Traitée de manière ordinaire, cette histoire ne resterait pas en mémoire très longtemps. A la manière d'Eugène Green, elle témoigne des puissances intactes du cinéma. Un enchantement.   


Locarno (4) : la présidente de la CIIP lance la Semaine des Oscars

Elisabeth Baume-Schneider a fait le détour par Locarno mardi, en compagnie du maire de Delémont Pierre Kohler. Aux côtés de Nicolas Bideau, ils ont annoncé une innovation qui impliquera fortement les classes jurassiennes en septembre. Rideau sur "De Delémont à Hollywood".

Tous les pays sont invités à proposer un film destiné à concourir dans la catégorie "Meilleur film étranger". D'ordinaire, ce processus se déroulait un peu dans l'ombre. Pas en 2009. Le canton du Jura va en effet assurer une promotion particulière des titres suisses en lice. Neuf fictions et deux documentaires seront en effet projetés du 15 au 19 septembre dans les cinémas de Delémont (Lido et La Grange), en présence des réalisateurs. Parmi ces films, trois seront proposés dans un plus vaste circuit de salles, à l'intention des classes jurassiennes (Home, Marcello, Marcello, Happy New Year). Une offre qui s'adressera autant aux élèves du secondaire I que des lycéens, des apprentis, des élèves des HES et des écoles professionnelles. Si la réponse des établissements scolaires est à la hauteur des espérances, près de 3000 élèves auront accès aux projections. "Cette semaine vise à sensibiliser, via une médiation culturelle adéquate, les écolier-ère-s, apprenti-e-s et étudiant-e-s aux disciplines et langages artistiques, à les former à devenir critiques", dit  Elisabeth Baume-Schneider, Ministre de la formation, de la culture et des sports, également présidente de la CIIP.

Le matériel pédagogique présent sur le site www.e-media.ch permettra de préparer les séances, avec des pistes d'exploitation pour les enseignants.

Le processus de désignation du film qui aura l'honneur de représenter la Suisse dans la course aux Oscars prévoit tout de même l'implication d'un jury de professionnels, présidé par le directeur artistique du Festival de Locarno Frédéric Maire. Toutefois, le public aura une voix consultative. Il sera possible de voter en ligne sur les sites des médias partenaires, mais aussi sur www.delemont-hollywood.ch.

La ville de Delémont offrira 10.000 francs au lauréat. Ajoutés aux 50.000 francs offerts par l'OFC, cela permettra d'entamer l'indispensable lobbying dans la cité des anges. Car c'est là-bas que se constituent les listes restreintes (10, puis 5 films) avant les nominations.


Locarno (3) : Simone et Pierre Blondeau, enseignants pas comme les autres

Simone et Pierre Blondeau forment un couple de cinéma unique. Grâce à ces enseignants (aujourd'hui retraités), les plus  grands réalisateurs sont venus présenter leurs films à Pontarlier. Au Festival de Locarno, ils ont eu les honneurs de l’écran de la Piazza Grande. Ils jouent en effet leur propre rôle dans le court métrage « Les Yeux de Simone ». Rencontre.

« Je me réjouis de voir ça ! », lance volontiers Pierre Blondeau en présentant un film à Pontarlier. Un cri du cœur étonnant quand on sait que Pierre a perdu la vue depuis des années. S’il voit, c’est grâce aux yeux de Simone. Les lèvres collées à son oreille pendant la projection, elle lui décrit les images des films qu’il continue de goûter intensément.Une passion née avant la Seconde Guerre mondiale : « J’avais 8-9 ans quand sortaient des films comme « La Grande illusion », « Quai des brumes », « Les Temps modernes ». Dans une ville comme Pontarlier, le cinéma était le divertissement principal. Les gens critiquaient mes parents, qui me laissaient aller seul au cinéma Olympia, plus laïc que le Rex, le cinéma « des curés »…» 

Après son bac, en 1943, Pierre Blondeau suit la voie tracée par son père : il devient prof de français-latin-grec. C’est l’époque du néo-réalisme italien, « le cinéma le plus merveilleux qu’on ait fait ». Pierre se laisse attendrir par les élèves en internat. « Les chefs d’établissement leur réservaient une vie coercitive. Presque à l’image de ce qu’on voit dans « Zéro de conduite » ! » L’enseignant convainc le principal d’organiser une sortie hebdomadaire dans un vrai cinéma. Il ne bricolera pas des projections en 16 mm sur de mauvaises chaises ! Les jeunes sont associés au public de la ville. Il les pousse à présenter les films et à animer les discussions. Pierre se perfectionne dans des stages organisés par la Fédération française des ciné-clubs. La Ligue de l’enseignement distribue les films importants. Fin 1960, le ciné-club Jacques Becker est lancé avec les « Visiteurs du soir ».  

Cet activisme attire l’attention de Freddy Buache, co-fondateur de la Cinémathèque suisse. Il encourage les Blondeau à organiser des « rencontres cinématographiques » à Pontarlier. Conseiller municipal communiste, Pierre Blondeau sort sa plus belle plume et écrit à un réalisateur qui vient d’être chassé des Etats-Unis : Joseph Losey. « Non seulement, il est venu, mais il a eu droit à une standing ovation de 450 personnes ! Certains s’étaient déplacés de loin. Losey était ravi de manger avec les potaches, à la cantine du lycée professionnel ».

Les « rencontres » de Pontarlier deviennent un rendez-vous annuel incroyablement bien fréquenté. Quelle ville de moins de 15.000 habitants peut se targuer d’avoir fait venir des cinéastes comme Ettore Scola, Volker Schlöndorff, Bertrand Tavernier, Elia Kazan ou Samuel Fuller ? « Sans subventions, en travaillant avec des bénévoles, nous n’avons jamais eu de dettes grâce à notre public fidèle », dit Simone. Un public tellement gâté qu’il s’étonne de n’avoir pas encore pu avoir Clint Eastwood ! Prenez date : la dernière semaine d’octobre *, Volker Schlöndorff revient à Pontarlier avec notamment son inédit et superbe « Neuvième jour » !

Vivre, c’est aspirer au beau 

« Les Yeux de Simone » dévoile les Blondeau dans leur écrin de Pontarlier. La salle de bal dans laquelle ils se sont connus est devenue une salle de théâtre et de projection. Ce jour-là, on projette « Rouge » de Kieslowski. L’actrice Irène Jacob entre dans la salle en cours de séance. Elle remarque les Blondeau, fusionnés devant l’écran. A la fin du film, Pierre témoigne de sa passion intacte, en prenant la parole devant les spectateurs. Si le juge joué par Jean-Louis Trintignant dans « Rouge » est un personnage « mort » depuis des années, c’est qu’il a renoncé à aspirer au beau et au bien. Et nos politiciens d’aujourd’hui ? Aspirent-ils au beau ? « Il y a dans le cinéma des chefs-d’œuvre dignes d’Homère et de Picasso. Il faudrait consacrer des moyens à la sauvegarde de ces films ! », lance Pierre Blondeau. On peut être non-voyant et visionnaire. Simone, quant à elle, rêve qu’un jour les Cinémathèques redeviendront moins frileuses et daigneront à nouveau prêter leurs trésors : « Frédéric Maire nous a promis de travailler dans ce sens, pour donner accès à des titres introuvables ailleurs ».

* Programme sur www.ccjb.fr