Pour la presse écrite, la période estivale est souvent synonyme de torpeur et d'éditions réduites. Comment maintenir en éveil l'attention des lecteurs qui n'ont pas déserté ? "Le Monde" fait confiance à un chroniqueur hors normes : Guillaume Prébois (photo).

L'an dernier, ce journaliste a prouvé qu'on pouvait faire le Tour de France en carburant à l'eau claire, en parcourant seul chaque étape, avec 24 heures d'avance sur le peloton. Il a même enchaîné dans l'année Tour d'Italie, Tour de France et Tour d'Espagne ! Cette année, il fait plus fort encore : il part sur les traces du Philéas Fogg de Jules Verne et promet de faire le tour du monde en 80 jours, à raison de 13.500 kilomètres sur les routes. Chaque jour, il tiendra une chronique en dernière page du "Monde". Pour les photos, on peut se reporter au site www.guillaumeprebois.com. A l'heure où, avec ou sans oreillette, la légende du cyclisme n'en finit pas d'agoniser (guillottinée qu'elle a été en 1998 avec l'affaire Festina), Guillaume trouve des mots plus fleuris que les cadors d'Astana pour évoquer les beautés du vélo. Pour amateur qu'il soit (et croisé antidopage résolu), Prébois n'en partage pas moins des similitudes troublantes avec les professionnels. Un simple coup d'oeil à son site en témoigne : cette équipée ne pourrait se tenir sans une médiatisation importante (à côté du "Monde", RFI est partenaire), des sponsors, une boutique et des produits dérivés...