Père et Maire
Le choix d'Olivier Père (photo) comme nouveau directeur artistique de Locarno garantit la ligne cinéphilique du festival. Le patron de la Quinzaine des réalisateurs a prouvé sa capacité à monter une contre-programmation comportant quelques titres les plus mémorables de chaque édition cannoise récente : "Gegenüber" de Jan Bonny, "Elle s'appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire, "Quatre nuits avec Anna" de Jerzy Skolimowski... Mais les organisateurs tessinois ont aussi sans doute parié sur sa capacité à mobiliser autour de Locarno les médias français : le festival a besoin de conserver l'attention soutenue de journaux aussi importants pour les cinéphiles que "Les Inrockuptibles", "Libération", "Le Monde" et autres "Technikart" (qui a envoyé un journaliste tout exprès à Locarno en août pour rencontrer Houellebecq). Quant à savoir si Olivier Père s'accommodera des subtiles susceptibilités culturelles et linguistiques de la Suisse, ce sera une autre affaire. On a entendu cette année à Locarno une spectatrice houspiller Frédéric Maire, parce qu'il avait entamé une présentation de film en français...

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26 Septembre 2008 à 10:57 dans
- Général
