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Mediablog

Semaine des médias (11) : match inédit

Un footballeur professionnel de Neuchâtel Xamax et un journaliste sportif des quotidiens "L'Express" et "L'Impartial" ont rendu visite aux élèves de Claude-Alain Rudolf, mardi au collège du Mail. Bien préparés, les élèves de la 6OR34 ont posé quelques questions très intéressantes... Envoyez-nous vous aussi des échos (textes et photos) de vos expériences pendant la Semaine des médias !

Julian Cerviño (photo ci-dessus) avait préparé une jolie surprise aux élèves de la classe 6OR34 : il ne s'est pas contenté de venir parler de son métier, de ses horaires, de sa pratique de journaliste sportif. Il a amené avec lui un professionnel du football. Avec simplicité et naturel, Mounir El-Haimour (photo ci-dessous) a répondu au feu roulant des questions.

"Sur 100 jeunes qui sortent d'un centre de formation spécialisé, peut-être 5 signeront comme professionnels dans un club", a averti le latéral gauche de Neuchâtel Xamax. "Certains étaient des magiciens du ballon. Ils ont joué 2 ou 3 matches, puis ont été brisés dans leur carrière par une blessure. Il faut beaucoup travailler pour arriver au sommet. Mais une blessure peut vous envoyer tout en bas d'un seul coup."

"Parfois aussi, les médias sont responsables d'avoir mis trop vite les feux sur de jeunes talents. Il est important d'être très bien entouré", a enchaîné Julian Cerviño.

A 27 ans, Mounir El-Haimour songe déjà à sa reconversion : il se voit volontiers retrouver son ancien métier : animateur sportif auprès de jeunes, dans des centres aérés. Les médias ? Il les juge plus critiques en Suisse qu'en France. Et parfois, ça fait mal, quand des noms précis sont avancés... "Pensez-vous que Gérard Castella (ndlr: entraîneur de Xamax) fait de mauvais choix ?", lance un élève qui suit assidûment les matches. Le joueur écarte toute polémique. "N'est-il pas difficile d'observer le ramadan quand vous devez vous entraîner et jouer des matches ?", enchaîne un autre élève. L'heure tourne comme l'éclair. Ah, oui : le pronostic de Mounir pour l'Euro 2008 : France, République tchèque, Portugal. 

Et une question tabou (pourtant posée par un élève) : le salaire du joueur... 


Semaine des médias (10) : du respect, SVP!

Lundi 10 mars, l'Ecole de commerce des Bougeries (GE) vivait à l'heure d'une journée spéciale consacrée au respect. Plusieurs ateliers déclinaient le thème avec des élèves de 16 à 20 ans. Deux d'entre eux l'abordaient sous l'angle du journalisme.

De l'aveu même des profs, il y a des comportements "bizarres" parmi les élèves de l'Ecole de commerce. Un manque de respect parfois manifeste. Le visiteur extérieur, lui, observe d'emblée que certains prennent les murs pour des paillassons... Mais pas question de s'arrêter à des détails pareils. Le groupe attend sagement l'animateur. Enfin...une partie du groupe. Sur les 15 élèves annoncés, 8 sont présents. A l'échelon du collège, près de 25% manquent à l'appel pour cette journée spéciale. On passe en revue les différentes dimensions du respect importantes aux yeux des élèves. Puis on aborde des cas pratiques, à partir d'articles tirés de "20 Minutes" et de "L'Hebdo" : respect de la vie privée, respect des personnes, respect de la vérité, respect de soi-même, respect de la déontologie journalistique, respect de l'intégrité sexuelle. Il y a déjà de quoi nourrir de bons débats avant midi! Après, la pause, les élèves visionnent le reportage du magazine de France 2 "Envoyé spécial". "Biture express". Puis les élèves sont invités à en rédiger la critique en moins d'une heure, comme s'ils écrivaient dans un magazine télé. Voici le texte proposé par Grégoire Leclerc, de la 2M04.

"Ce reportage nous montre clairement les problèmes que l'alcool produit sur la jeunesse actuelle grâce à des témoignages frappants, des séquences vidéo prises sur le terrain et des interviews de différentes personnes concernées par le problème. Ce reportage est d'autant plus intéressant que l'on a en même temps le point de vue de chacun des protagonistes : les secouristes nous disent comment se passent les soirées alcoolisées, plusieurs jeunes nous expliquent comment organiser ces "beuveries" et le problème passe aussi par des médecins qui nous expliquent quelles sont les solutions possibles.

"Un diabétique reste un diabétique et un alcoolique reste un alcoolique", nous dit Rémi. Ce garçon (23 ans) nous explique dans quels états il finissait ses soirées, avant de prendre sur lui et de ne plus boire une seule goutte d'alcool. "Sur cette photo, j'étais dans la cuisine (...) je comatais. Et là, j'ai failli avaler mon poisson rouge. Il a fini par mourir noyé dans la téquila", témoigne Rémi. Ce jeune suit maintenant des réunions de personnes alcooliques. Ensemble, ils essayent tant bien que mal de se sortir de cette maladie.

"Pour être bien, il faut avoir au moins 0,5 grammes pour mille d'alcool dans le sang avant d'aller s'éclater en boîte". Ces paroles nous viennent d'un autre jeune qui habite à Rouen, Clément. Ce dernier nous explique également comment se passent les lendemains matins, les "gueules de bois" : "On reprend nos esprits avec Paul. Et les filles nous rappellent. Et le plus dur, c'est de leur dire qu'on n'était pas dans notre état normal". Les organisateurs n'hésitent pas à sortir le grand jeu pour que tous les jeunes passent une bonne soirée. Pour prévoir une soirée de 600 personnes dans une école de commerce, 100 bouteilles de vodka, 100 bouteilles de whisky, 8 fûts de bière et plusieurs alcools différents sont les consommations prévues. Cela représente un tiers d'alcool fort par personne. "Et le jus d'orange, c'est pour mélanger avec la vodka!" Si par le passé les jeunes ne buvaient que très peu, et si de nos jours ces derniers sont obnubilés par les soirées arrosées, que seront les jeunes des prochaines années ?"

Christian Georges, animateur de l'atelier "journalisme II"


Semaine des médias (9) : une radio à Gimel

Enseignant en 7ème VSG à Gimel (VD), Frederic Genevey écrit sur le site de la classe :

"Nous avons réussi! (Ouf! Hourra!) Malgré toutes les embûches de dernière minute! Nous avons réussi à émettre en direct notre première émission de radio. En tout, quelques auditeurs, et plus de 40 minutes d’émission. En écoutant les podcasts, elle paraît bien sérieuse cette radio. Il faut dire que l’humour à la radio est un art difficile à maîtriser. Alors pour une première fois, la priorité a été mise sur les sujets sérieux.

Les élèves pourront en témoigner: le métier de journaliste est difficile. Il nécessite déjà une culture générale abyssale pour comprendre de quoi et de qui on parle; les sujets étant tellement variés. Ensuite, l’art de la synthèse ne se maîtrise pas en deux coups de copier-coller. Les élèves ont donc sué, tremblé (lors de la diffusion en direct). Le prof, pendant ce temps, a eu le temps de perdre les quelques cheveux qui lui restaient, tellement le nombre de paramètres techniques à veiller est important."

 

Les premiers podcasts incluent un flash d'information, deux revues des presse, la météo, des nouvelles sportives et technologiques, mais aussi une très jolie "minute Ramuz" : les élèves ont écrit des poèmes "à la manière" du grand écrivain vaudois.

C'est à écouter sur http://www.screenager.tv