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Mediablog

Semaine des médias (12) : dare dare sur Espace 2

Les élèves de 9ème année du Mont-sur-Lausanne relèvent un défi de taille en cette Semaine des médias à l'école. Ils découvrent les coulisses d'Espace 2 et sont associés à la préparation de l'émission culturelle "Dare Dare", diffusée vendredi 14 mars à midi. Pour notre plus grand plaisir, ils nous font surtout partager leurs impressions sur l'excellent blog de la classe 11. Textes et photos sur http://montmottierb.no-ip.org/~classe11/.

Savez-vous à quoi sert le "debriefing" en radio ?

Les élèves de la classe 11 (en photo, avec le directeur d'Espace 2, Pascal Crittin) nous donnent des explications très éclairantes...

Ils énoncent aussi le programme de leur semaine : 

"Un premier groupe se rendra avec Martine Béguin au MUDAC pour l'exposition Passion d'oranges - Papiers d'agrumes et rencontrer sa directrice Chantal Prod'hom. Un second groupe va assister à la représentation de La Controverse de Jean-Claude Carrière au 2.21, dans le cadre du Festival de théâtre axé sur les droits humains. Le troisième se rendra dans le Jura bernois pour le Printemps de Saint-Imier qui tente de retracer le passé révolutionnaire du Vallon et son actualité. Le quatrième ira à Genève visiter la rédaction du Courrier pour les 140 ans de son existence."

Voilà qui s'annonce riche et varié. Résultat de tous ces reportages sur les ondes d'Espace 2, vendredi à midi !


Semaine des médias (11) : match inédit

Un footballeur professionnel de Neuchâtel Xamax et un journaliste sportif des quotidiens "L'Express" et "L'Impartial" ont rendu visite aux élèves de Claude-Alain Rudolf, mardi au collège du Mail. Bien préparés, les élèves de la 6OR34 ont posé quelques questions très intéressantes... Envoyez-nous vous aussi des échos (textes et photos) de vos expériences pendant la Semaine des médias !

Julian Cerviño (photo ci-dessus) avait préparé une jolie surprise aux élèves de la classe 6OR34 : il ne s'est pas contenté de venir parler de son métier, de ses horaires, de sa pratique de journaliste sportif. Il a amené avec lui un professionnel du football. Avec simplicité et naturel, Mounir El-Haimour (photo ci-dessous) a répondu au feu roulant des questions.

"Sur 100 jeunes qui sortent d'un centre de formation spécialisé, peut-être 5 signeront comme professionnels dans un club", a averti le latéral gauche de Neuchâtel Xamax. "Certains étaient des magiciens du ballon. Ils ont joué 2 ou 3 matches, puis ont été brisés dans leur carrière par une blessure. Il faut beaucoup travailler pour arriver au sommet. Mais une blessure peut vous envoyer tout en bas d'un seul coup."

"Parfois aussi, les médias sont responsables d'avoir mis trop vite les feux sur de jeunes talents. Il est important d'être très bien entouré", a enchaîné Julian Cerviño.

A 27 ans, Mounir El-Haimour songe déjà à sa reconversion : il se voit volontiers retrouver son ancien métier : animateur sportif auprès de jeunes, dans des centres aérés. Les médias ? Il les juge plus critiques en Suisse qu'en France. Et parfois, ça fait mal, quand des noms précis sont avancés... "Pensez-vous que Gérard Castella (ndlr: entraîneur de Xamax) fait de mauvais choix ?", lance un élève qui suit assidûment les matches. Le joueur écarte toute polémique. "N'est-il pas difficile d'observer le ramadan quand vous devez vous entraîner et jouer des matches ?", enchaîne un autre élève. L'heure tourne comme l'éclair. Ah, oui : le pronostic de Mounir pour l'Euro 2008 : France, République tchèque, Portugal. 

Et une question tabou (pourtant posée par un élève) : le salaire du joueur... 


Semaine des médias (10) : du respect, SVP!

Lundi 10 mars, l'Ecole de commerce des Bougeries (GE) vivait à l'heure d'une journée spéciale consacrée au respect. Plusieurs ateliers déclinaient le thème avec des élèves de 16 à 20 ans. Deux d'entre eux l'abordaient sous l'angle du journalisme.

De l'aveu même des profs, il y a des comportements "bizarres" parmi les élèves de l'Ecole de commerce. Un manque de respect parfois manifeste. Le visiteur extérieur, lui, observe d'emblée que certains prennent les murs pour des paillassons... Mais pas question de s'arrêter à des détails pareils. Le groupe attend sagement l'animateur. Enfin...une partie du groupe. Sur les 15 élèves annoncés, 8 sont présents. A l'échelon du collège, près de 25% manquent à l'appel pour cette journée spéciale. On passe en revue les différentes dimensions du respect importantes aux yeux des élèves. Puis on aborde des cas pratiques, à partir d'articles tirés de "20 Minutes" et de "L'Hebdo" : respect de la vie privée, respect des personnes, respect de la vérité, respect de soi-même, respect de la déontologie journalistique, respect de l'intégrité sexuelle. Il y a déjà de quoi nourrir de bons débats avant midi! Après, la pause, les élèves visionnent le reportage du magazine de France 2 "Envoyé spécial". "Biture express". Puis les élèves sont invités à en rédiger la critique en moins d'une heure, comme s'ils écrivaient dans un magazine télé. Voici le texte proposé par Grégoire Leclerc, de la 2M04.

"Ce reportage nous montre clairement les problèmes que l'alcool produit sur la jeunesse actuelle grâce à des témoignages frappants, des séquences vidéo prises sur le terrain et des interviews de différentes personnes concernées par le problème. Ce reportage est d'autant plus intéressant que l'on a en même temps le point de vue de chacun des protagonistes : les secouristes nous disent comment se passent les soirées alcoolisées, plusieurs jeunes nous expliquent comment organiser ces "beuveries" et le problème passe aussi par des médecins qui nous expliquent quelles sont les solutions possibles.

"Un diabétique reste un diabétique et un alcoolique reste un alcoolique", nous dit Rémi. Ce garçon (23 ans) nous explique dans quels états il finissait ses soirées, avant de prendre sur lui et de ne plus boire une seule goutte d'alcool. "Sur cette photo, j'étais dans la cuisine (...) je comatais. Et là, j'ai failli avaler mon poisson rouge. Il a fini par mourir noyé dans la téquila", témoigne Rémi. Ce jeune suit maintenant des réunions de personnes alcooliques. Ensemble, ils essayent tant bien que mal de se sortir de cette maladie.

"Pour être bien, il faut avoir au moins 0,5 grammes pour mille d'alcool dans le sang avant d'aller s'éclater en boîte". Ces paroles nous viennent d'un autre jeune qui habite à Rouen, Clément. Ce dernier nous explique également comment se passent les lendemains matins, les "gueules de bois" : "On reprend nos esprits avec Paul. Et les filles nous rappellent. Et le plus dur, c'est de leur dire qu'on n'était pas dans notre état normal". Les organisateurs n'hésitent pas à sortir le grand jeu pour que tous les jeunes passent une bonne soirée. Pour prévoir une soirée de 600 personnes dans une école de commerce, 100 bouteilles de vodka, 100 bouteilles de whisky, 8 fûts de bière et plusieurs alcools différents sont les consommations prévues. Cela représente un tiers d'alcool fort par personne. "Et le jus d'orange, c'est pour mélanger avec la vodka!" Si par le passé les jeunes ne buvaient que très peu, et si de nos jours ces derniers sont obnubilés par les soirées arrosées, que seront les jeunes des prochaines années ?"

Christian Georges, animateur de l'atelier "journalisme II"


Semaine des médias (9) : une radio à Gimel

Enseignant en 7ème VSG à Gimel (VD), Frederic Genevey écrit sur le site de la classe :

"Nous avons réussi! (Ouf! Hourra!) Malgré toutes les embûches de dernière minute! Nous avons réussi à émettre en direct notre première émission de radio. En tout, quelques auditeurs, et plus de 40 minutes d’émission. En écoutant les podcasts, elle paraît bien sérieuse cette radio. Il faut dire que l’humour à la radio est un art difficile à maîtriser. Alors pour une première fois, la priorité a été mise sur les sujets sérieux.

Les élèves pourront en témoigner: le métier de journaliste est difficile. Il nécessite déjà une culture générale abyssale pour comprendre de quoi et de qui on parle; les sujets étant tellement variés. Ensuite, l’art de la synthèse ne se maîtrise pas en deux coups de copier-coller. Les élèves ont donc sué, tremblé (lors de la diffusion en direct). Le prof, pendant ce temps, a eu le temps de perdre les quelques cheveux qui lui restaient, tellement le nombre de paramètres techniques à veiller est important."

 

Les premiers podcasts incluent un flash d'information, deux revues des presse, la météo, des nouvelles sportives et technologiques, mais aussi une très jolie "minute Ramuz" : les élèves ont écrit des poèmes "à la manière" du grand écrivain vaudois.

C'est à écouter sur http://www.screenager.tv


Festival de Fribourg : un Regard d'or impeccable

Bonne nouvelle : le Festival de Fribourg 2008 a couronné un beau film, "Flower in The Pocket", du Chinois de Malaisie Liew Seng Tat. Il a aussi plutôt bien réussi sa mue (nouveau directeur artistique, nouvelles salles, nouveaux rendez-vous). Mue dans la continuité plutôt que dans la rupture : si le festival rencontre son public et répond aux attentes, c'est grâce à ce qui a été patiemment bâti depuis les origines.

C'est sûr, cela fait bizarre de prendre pour la première fois le chemin des salles d'un multiplexe pour assister aux séances du festival. Mais rien à dire : le confort de projection était tout à fait au rendez-vous dans les salles de Cap Ciné. De "Flower in The Pocket" (Regard d'or 2008), on dira qu'il est en phase avec beaucoup de films contemporains : il représente des enfants livrés à eux-mêmes, obligés de trouver leur chemin sans le secours des adultes (ici, un père séparé, trop occupé par son atelier de mannequins de mode). Ma Li Ahn et son frère Li Ohm ont beaucoup de mal à affronter une scolarité dans une langue qui n'est pas la leur (le bahasa malaysia). Ils appartiennent à cette importante communauté chinoise, qui tient les rênes de l'économie et se trouve régulièrement la cible de poussées d'urticaire raciste. Mais tout cela reste hors champ. Le réalisateur prend le parti de sourire des écarts culturels. Au-delà des différences, il en appelle à une vision pacifiée de la cohabitation. A hauteur d'enfant, son film rappelle "Un été chez grand-père" (1985) de Hou Hsiao-hsien. Il y a pire comme comparaison...


Semaine des médias (8) : la 1ère en parle!

L'émission Médialogues sur La 1ère accueille deux des parrains de la Semaine des médias à l'école, Thierry Meury et Laurent Flütsch. C'est à écouter sur les ondes de la Radio Suisse Romande, entre 9h30 et 10h, vendredi 7 mars. L'émission La Smala y consacre aussi une demi-heure samedi 8 mars, avec le sociologue des médias Olivier Glassey et des témoignages d'enfants. Réécoute possible sur le web et en podcast. 

La Smala en réécoute


Internet : gouffre à énergie!

"Télécharger sur son ordinateur la version électronique de son quotidien préféré consomme autant d'électricité que de faire une lessive.

Une simple recherche sur le site Google est équivalente à une heure de lumière dispensée par une ampoule à économie d'énergie. Dans toutes ces actions, la consommation d'électricité de l'ordinateur de l'internaute n'est rien par rapport à celle du serveur géant qui va gérer la transaction.
Dans une étude commandée par le fabricant de composants AMD, l'université américaine de Stanford a calculé que, chaque année, les plus grandes "fermes informatiques" du monde faisaient tourner 14 centrales électriques. Entre 2000 et 2005, leur consommation d'électricité a doublé. L'universitaire de Dresde Gerhard Fettweis juge qu'à ce rythme, dans moins d'un quart de siècle, l'internet à lui seul consommera autant d'énergie que toute l'humanité aujourd'hui."

Extraits d'un article de TSRINFO.CH, qui propose 10 conseils pour réduire sa consommation d'énergie en matière informatique.


Semaine des médias (7) : rencontrer des pros

Dans une semaine, les classes de Suisse romande qui en ont fait la demande rencontreront des professionnels des médias. Pour que ces échanges prennent tout leur sens, il est indispensable de bien les préparer. Nous proposons du reste une fiche pédagogique avec des recommandations. Les journalistes qui font l'effort de se déplacer, en jonglant avec un emploi du temps très chargé, méritent d'être avertis le plus tôt possible. Ils doivent aussi être orientés à l'avance par l'enseignant(e) sur le contexte de la rencontre, le projet pédagogique et le sujet de la discussion. Ce n'est pas à eux d'imaginer un thème de discussion! Ne prenez contact qu'après avoir envisagé un ou deux thèmes possibles (avec un angle bien défini). Les professionnels qui se préparent à rencontrer vos élèves vous en seront reconnaissants.