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Mediablog

Semaine des médias (6) : participation record !

Le nombre de classes inscrites à la Semaine des médias à l'école franchit un nouveau record : au vendredi 29 février à midi, il s'établissait à plus de 466, soit une progression de 12% par rapport à 2007. Dans le détail et par cantons :

Berne francophone : 31

Fribourg : 22

Genève : 50                                                       

Jura : 36

Neuchâtel : 142

Vaud : 69

Valais : 83

Divers et hors de Suisse : 33

Les inscriptions restent ouvertes jusqu'au 14 mars (avec une liste encore étoffée de prestations. Seules les commandes d'exemplaires de journaux ne sont plus possibles). Rejoignez-nous et incitez vos collègues à le faire!


Sadique zoophile

Un pervers sans nom s'en était pris à des animaux durant l'été 2005 dans le canton de Neuchâtel. Le journaliste Basile Weber (photo) nous en donne des nouvelles dans un superbe billet paru ce jeudi dans "L'Express" et "L'Impartial". Nous le reproduisons in extenso ci-dessous.

"Plus de 300 articles de presse en Suisse et à l'étranger. «Paris Match» et les TV allemandes qui se déplacent au Val-de-Travers ou dans les champs soleurois, l'été 2005 restera gravé dans les annales comme celui du sadique zoophile... Ce pervers aurait attaqué des vaches paissant tranquillement dans nos verts pâturages, les mutilant à l'aide d'un scalpel acéré. Emportant les tétines, la queue ou les oreilles! Les polices bâloise, soleuroise, jurassienne et neuchâteloise se perdent en conjectures. Les paysans veulent la peau du détraqué... La chasse à l'homme est lancée, des suspects sont arrêtés. Selon un profiler, ce malade pourrait s'attaquer aux humains. «S'il n'est pas arrêté, il ne s'arrêtera pas!», lance le psy devant les caméras du reportage «Terreur sur les pâturages» sur TF1... Bel exemple de psychose collective et d'emballement médiatique. Après une enquête minutieuse, la police judiciaire neuchâteloise démontrera que le sadique zoophile n'était qu'une chimère inventée de toutes pièces. Les pandores ont découpé des mamelles à l'abattoir pour comparer les traces et prouver que ce n'était pas des mutilations. Le pauvre âne «Coca» au Val-de-Travers? Mort d'une crise cardiaque. Les renards lui ont bouffé les oreilles. La vache du Val-de-Ruz? Décédée à la suite de coliques. Les goupils ont arraché ses tétines. Même des sangliers ont participé au festin naturel en Suisse alémanique... Mais qui se rappelle aujourd'hui que le malade du bistouri ayant sévi dans nos campagnes n'a jamais existé?"


Obama dans de beaux draps ?

Cette photo de l'Associated Press met en émoi l'Amérique, depuis qu'elle a été diffusée lundi sur le web.

Que montre-t-elle ?

Le candidat démocrate à la présidence Barack Obama en visite au Kenya en 2006. C'est le pays d'origine de son père.

Que prouve cette photo ?

Rien. Tous ceux qui savent lire une image vous le diront sans hésiter.

Que veulent susciter ceux qui diffusent cette photo avec le turban ostensible ?

Qu'Obama est bien plus proche des "musulmans" qu'il ne veut bien le dire (son deuxième prénom est "Hussein"). Calomniez par l'image, il en restera toujours quelque chose dans le subconscient de l'électeur...


Nue à 42 piges

"Toujours aussi belle, Emmanuelle Béart pose nue à 42 ans"

C'est l'affichette du "Matin" de ce mercredi 27 février.

Il y a environ deux ans, le magazine "Elle" avait fait exploser ses ventes avec une photo d'Emmanuelle Béart en couverture (ci-dessous).

Une inquiétante schizophrénie est propagée par les médias. D'un côté, on nous incite à nous extasier devant le corps de personnalités d'âge mûr. On fait miroiter le mythe de l'éternelle jeunesse à de pauvres âmes qui ont bien du mal à accepter leurs défauts. Un privilège réservé à quelques êtres d'exception (Sharon Stone, Johnny Depp, Emmanuelle B....). De l'autre, les journalistes ironisent ou s'inquiètent des effets de la chirurgie esthétique. Un magazine romand a passé en revue tous les correctifs apportés à sa plastique par Mme Carla Bruni Sarkozy. Le descriptif pour le seul visage prenait un quart de page.

Plus fort encore : sur sa première page, la "Tribune de Genève" s'alarmait récemment des méfaits de la chirurgie esthétique chez les adolescents. "Mise au point" l'a gentiment épinglée puisque sur la même page figurait une publicité pour une clinique spécialisée dans ce genre d'interventions... (A voir ici. Cliquer dans "Dernières émissions", "Tronches de cake" du 17 février.)

Schizos, on vous dit!


"Casse-toi!"

La désormais célèbre réplique de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture donne le ton du moment : nous vivons dans une ère moins dominée par le discours politique (argumenté) que par ce que les Américains définissent comme des "sound bites" (extraits de petites phrases). Des fragments repris en boucle par tous les médias, au point d'occulter des pans entiers de l'actualité. La vidéo diffusée par "Le Parisien" (l'équivalent hexagonal du "Matin" romand) confirme aussi la mort du "off". Impossible désormais pour les interlocuteurs des médias de compter sur ce tellement commode "off the record". A l'ère numérique, tout s'enregistre et se diffuse dans l'instant ou presque, du SMS à la vidéo saisie par téléphone portable. Quant à nous, nous décernons un brevet de lecture de l'image à Christian Levrat, président du PS interrogé par le Téléjournal TSR du lundi 25 : prenant le contre-pied de réactions épidermiques, il a pertinemment fait remarquer que le citoyen agressé par Sarkozy avait sciemment cherché à se mettre sur son chemin pour lui signifier brutalement son mépris. Bien vu!

Quant à savoir si ce fâcheux agissait sur recommandation sournoise du "Parisien", les informations du "Monde" semblent blanchir le quotidien : les images ont été tournées par un reporter extérieur à la rédaction, agissant pour l'agence Youpress. C'est lui qui a proposé les images au "Parisien", trop heureux de l'aubaine. Tous paparazzi, qu'on vous dit!


Semaine des médias (5) : tous partis !

En raison de la forte demande, les 5000 exemplaires de la plaquette "Ouvrir mon quotidien" (photo) ont tous été distribués à titre gracieux aux classes qui l'ont commandé avant le 20 février. La CIIP procédera à un retirage de cette publication, avec le concours de Presse Suisse, dans le courant de l'année. Les éditeurs ont en effet exprimé leur désir de disposer de cette plaquette pour en faire cadeau aux visiteurs des entreprises de presse. Une belle marque de confiance et de respect du travail accompli!


Oscars et Césars : pour quels cinéphiles ?

Quatre Oscars pour "No Country for Old Men" des frères Coen (dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur). Quatre Césars pour "La Graine et le Mulet" d'Abdellatif Kechiche (meilleur film et meilleur réalisateur là aussi). Deux motifs de satisfaction et deux motifs d'inquiétude.

1. Le retour en forme des frères Coen (photo) tient du miracle, après plusieurs films en pilotage automatique ("Intolérable cruauté", "The Ladykillers", pour ne prendre que les plus récents...). Si les prix servent de baromètre à l'état moral d'un pays, le film des frères Coen donne l'exacte mesure du désenchantement qui prévaut aux Etats-Unis. Comme Kechiche (spolié à Venise), les Coen compensent leur désaveu à Cannes (bredouilles!). 

2. Après "Lady Chatterley" l'an dernier, le succès de "La Graine et le Mulet" confirme l'orientation "cinéphile" et "auteuriste" des Césars. Dans la filiation de Maurice Pialat (son père spirituel), Kechiche fait figure de résistant artisan, incongru dans un univers de multiplexes niveleurs. A l'heure où tout se soupèse en "valeurs sûres" et en acteurs "bankable", il lance des inconnus et des débutantes de feu à la poursuite de leurs rêves. Saine croyance dans les vertus du collectif.

3. "La Graine et le Mulet" a fait un score remarquable en France (700.000 entrées), mais il n'était pas facile à voir en province (même à Marseille!). Et encore moins en Suisse romande, où il n'a pas eu droit à une sortie digne de ce nom. On attend toujours le film à La Chaux-de-Fonds, troisième ville en nombre d'habitants... Faut-il vraiment l'effet Césars pour que les distributeurs tirent une copie supplémentaire ?

4. Mot de la fin à Gilles Taurand (scénariste, interrogé par Télérama no 3032) : "Reste la question du public dont on dit qu'il est de moins en moins cinéphile et de plus en plus friand, dans notre époque de démoralisation, de films divertissants, consommés et effacés séance tenante. A quand l'enseignement de la lecture critique des images dans les collèges et les lycées, non pas comme discipline facultative mais comme discipline à part entière ?"


Une escroquerie au réel ? Confirmée!

Une enfant parvient à traverser, sans le savoir, la Belgique, l'Allemagne, la Pologne, pour se retrouver finalement en Ukraine, au milieu de partisans russes pendant la Seconde Guerre mondiale. Durant son périple à travers les forêts, elle a sympathisé avec une louve et sa famille, qui l'ont aidée dans certains moments difficiles. C'est la trame du film "Survivre avec les loups", sorti en janvier dernier. Tous les médias ont évoqué cette incroyable "histoire vraie", basée sur l'autobiographie de Misha Defonseca. Un chirurgien contestait vigoureusement ce qu'il qualifie d'escroquerie. Nous avions intégré ses objections argumentées dans une nouvelle version de notre fiche pédagogique sur le film.

Suite aux révélations de la presse belge ("Le Soir"), Misha Defonseca finit par avouer qu'elle s'est inventée un passé. "Le Monde" du 29 février détaille ce revirement :

C'était "l'incroyable histoire vraie d'une rescapée de la Shoah", le récit de Misha Defonseca, une petite fille qui aurait parcouru 3 000 kilomètres à pied à la recherche de ses parents à partir de 1941, retracé dans un livre à succès et un film, Survivre avec les loups, de la cinéaste française Véra Belmont. Mais l'histoire était fausse.
Au cœur d'une récente polémique en Belgique depuis qu'historiens et membres de la communauté juive ont relevé des invraisemblances, Misha Defonseca a fini par avouer qu'elle s'était "raconté une autre vie". "Ce livre, cette histoire, c'est la mienne. Elle n'est pas la réalité réelle, mais elle a été ma réalité, ma manière de survivre", a admis Mme Defonseca, 80 ans, aujourd'hui installée sur la côte Est des Etats-Unis, dans le journal Le Soir publié vendredi 29 février.

MISHA DEFONSECA OU MONIQUE DE WAEL

Il semble incontestable que ses parents ont bien été déportés et assassinés durant la seconde guerre mondiale, sans doute pour des faits de résistance. Mais il est établi que l'auteur, issue d'une famille de Bruxelles, les De Wael, n'était pas juive, contrairement à ce qu'elle a prétendu, et que son voyage avec les loups était inventé. Selon son certificat de naissance, elle a vu le jour en 1937 et elle n'aurait donc eu que quatre ans, et non huit comme le dit son histoire, au moment de commencer son "périple" de trois ans vers l'est de l'Europe à la recherche de ses parents. Pendant la guerre, elle était enregistrée dans une école primaire bruxelloise, a révélé Le Soir.

Jusqu'à mercredi, l'auteur s'est dit "profondément blessée" par ceux qui mettaient en doute son histoire, avant d'effectuer une volte-face complète. "Oui, je m'appelle Monique De Wael, mais depuis que j'ai quatre ans, je veux l'oublier. Mes parents ont été arrêtés quand j'avais quatre ans. J'ai été recueillie par mon grand-père puis par mon oncle", dit-elle dans un texte, publié par Le Soir.

"Toute sa vie est un mélange de souvenirs de réalité et d'un univers intime qui s'est décalé de la réalité. Sa vérité n'était pas vraiment la vérité, ça lui a totalement échappé", analyse son avocat, Marc Uyttendaele, en soulignant qu'elle avait fini par s'"identifier aux victimes absolues, la communauté juive".

Mme Defonseca-De Wael affirme aussi ne pas avoir voulu publier son histoire il y a dix ans, mais avoir été poussée par son éditrice américaine, Jane Daniel. "Je demande pardon à tous ceux qui se sentent trahis, mais je les supplie de se mettre à la place d'une petite fille de quatre ans qui a tout perdu", implore-t-elle.


Le charme de Max & Co

Longtemps attendu, "Max & Co" est enfin sur les écrans. Les différents reports de la sortie ne laissaient rien présager de bon. Grave erreur ! Le film d'animation des frères Guillaume est une vraie réussite qui nous fait tomber sous le charme. Sept bonnes raisons d'aller voir ce petit bijou.

La lumière - La première chose qui frappe en voyant "Max & Co" c'est la manière absolument époustouflante de traiter la lumière. Voilà un film solaire, qui donne l'impression d'avoir été tourné en plein jour. La lumière donne son relief à chaque poil de moustache, à chaque brin d'herbe, à chaque pavé. Le chef-opérateur Renato Berta a fait entrer la photo des plus beaux films d'auteur dans le cinéma d'animation. Jubilation!

Les décors - Incroyable fusion du familier et du fantastique : la ville de Saint-Hilare ressemble autant à Fribourg qu'à Lisbonne. On y passe d'un bistrot qui pourrait appartenir à un village de la Creuse à l'entrée kitsch d'une entreprise qui pourrait se situer à Los Angeles. Etonnant!

La modestie - "Max & Co" est un film qui ne cherche jamais à faire le malin, à épater par des bons mots, à se montrer plus fûté que le spectateur. Là où tant de productions du même acabit jouent sur l'hystérie pour étourdir, le film prend le temps de faire savourer chaque trouvaille. Bienfaisant!

La jeunesse - On sent très vite que le film n'a pas été fait par de vieux cons blasés. Max et son amie Félicie sont des adolescents d'aujourd'hui, mais de vrais personnages, pas des caricatures branchouilles siglées et griffées par les marques. Ils affrontent le monde avec leurs qualités et leurs élans, sans illusions sur les adultes. Frais!

Le charme - "Max & Co" séduit par ses qualités artisanales, évidentes. Beaucoup de films plus friqués que lui seraient incapables de s'acheter une telle vertu. Unique!

Le souci démocratique - Récemment sur la TSR, le professeur d'économie Stéphane Garelli grinçait que le film sombre dans la caricature en présentant les actionnaires comme des cochons ou des grenouilles visqueuses. C'est oublier que le film est parfaitement démocratique, écornant tout autant les ouvriers, présentés comme des chiens ou des ânes, démobilisés par le foot et satisfaits de leur maigre condition. Percutant!

L'amuse-bouche : A lui seul, le court-métrage qui précède "Max & Co" justifie le prix du ticket de cinéma. "Le génie de la boîte de raviolis" est désopilant, truffé d'idées cocasses, de voix marrantes et de qualités qui laissent augurer d'un avenir brillant au studio Cinémagination. Prometteur!

 


Semaine des médias (4) : Journalistes en herbe vedettes d'une émission TV

La TSR diffusera cinq émissions spéciales pendant la Semaine des médias à l'école, du 10 au 14 mars prochain. Elles suivront la réalisation d'un journal de collège par les élèves eux-mêmes à Fleurier (NE). "L'Express" et "L'Impartial" s'en font l'écho ce mardi 19 février. 

Ils sont treize, âgés de 12 à 16 ans, et ont choisi d'œuvrer au sein du «CVT News», le journal trimestriel du collège de Fleurier, tiré à 500 exemplaires. Treize ados qui seront les acteurs d'un docu-feuilleton familial qui sera diffusé du 10 au 14 mars sur TSR2, à l'occasion de la 5e Semaine des médias.

«Le journalisme ça m'intéresse, c'est cool, mais je n'aimerais pas en faire mon métier. A la longue, c'est un peu...chiant.» Du haut de ses treize ans et demi, Audrey en est déjà à sa deuxième année au sein de la rédaction du «CVT News». Et si elle est un peu fâchée avec le journalisme, c'est qu'elle n'aime pas vraiment faire ce qui ne lui plaît pas. Comme cet article sur le championnat de scrabble, qu'elle a dû rédiger pour le dernier numéro. Ce qui l'enthousiasme dans son travail au journal: les photos et la rédaction. En revanche, elle goûte moins à l'exercice de l'interview, surtout quand il s'agit du directeur. Avec ses douze camarades, issus de tous les degrés et de tous les niveaux, elle est au cœur du docu-feuilleton réalisé par Chocolat TV Production pour la TSR, dans le cadre de la Semaine des médias.

«Le groupe du CVT News attire notre attention depuis plusieurs années. Ils ont déjà remporté à quatre reprises le «concours des Unes» initié par la Conférence intercantonale de l'instruction publique», explique Christian Georges, coordinateur de la Semaine des médias. «Leur concept correspond parfaitement au thème de cette année «Ma classe communique».

Durant environ trois mois, les caméras ont suivi l'équipe rédactionnelle du «CVT News» et vécu la création du numéro sorti des photocopieuses de l'école ce lundi.Chaque semaine, les journalistes en herbe se réunissent le lundi, entre 12h et 13h, dans le cadre des activités ACO pour les degrés 7 et 8, et sur leur temps libre pour les élèves de 9e. Créé en 2001, le journal de l'école est dirigé par David Hamel et Yann Charrère, enseignants. Une activité encouragée par la direction, qui y voit une opportunité de développer un bouquet de compétences, telles que le français, l'informatique ou encore l'analyse. Et même si les ACO devaient être supprimés par le canton en été 2009, Pierre-Alain Devenoges, sous-directeur de l'établissement, annonce que tout sera mis en œuvre pour maintenir le journal. Premier objectif du trimestre, parler de ce qu'il se passe au sein même de l'école, avec des entorses pour le cinéma et la musique.

Si Audrey ne s'est pas découvert une vocation, Alex, 15 ans, semble bien parti pour embrasser une carrière de journaliste. «J'aime la recherche des informations, la possibilité d'enrichir sa culture générale, les rencontres avec les gens», explique ce consommateur averti des médias, qui en est à sa première année dans le «CVT News». «J'ai l'impression que parfois on nous dit que ce que l'on a envie de nous dire ou d'entendre, surtout sur le plan mondial. Je pense que la presse régionale est plus crédible. La proximité fait que l'on peut moins facilement nous duper.» Dans cette édition, il a notamment signé un édito sur l'alcool et un article sur le spectacle de fin d'année. Un reportage à découvrir du 10 au 14 mars, à 7h15 et 16h20, sur TSR2. / Fanny Noghero