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Mediablog

"Télé Blocher" : pas de procédure de surveillance

L'Office fédéral de la communication ne surveille pas et il le communique :

 

"Bienne, 26.10.2007 - L'hypothèse selon laquelle des chaînes de télévision locales auraient reçu des contributions financières pour diffuser la série d'émissions "Bundesrat Christoph Blocher im Gespräch mit Dr. Matthias Ackeret" ne s'est pas confirmée. L'Office fédéral de la communication ne lancera donc pas de procédure de surveillance à l'encontre des chaînes concernées.

La télévision schaffhousoise diffuse actuellement une série d'émissions intitulée "Bundesrat Christoph Blocher im Gespräch mit Dr. Matthias Ackeret" (entretien du conseiller fédéral Christoph Blocher avec Matthias Ackeret). La série est produite par la télévision schaffhousoise; certaines émissions ont été reprises et diffusées par d'autres télévisions locales.

Plusieurs médias ont relayé notamment les dires de représentants de la chaîne schaffhousoise selon lesquels les émissions auraient été financées grâce à des contributions de tiers. Or, conformément à la loi sur la radio et la télévision, les émissions traitant de l'actualité politique ne peuvent pas être parrainées. L'OFCOM a demandé aux chaînes locales concernées de lui fournir des renseignements sur le financement de ces émissions. Après analyse, les prises de position reçues n'ont pas corroboré l'hypothèse d'un financement par des tiers. Par conséquent, l'OFCOM renonce à lancer une procédure de surveillance.

L'OFCOM n'a par contre pas vérifié si la série d'émissions enfreignait des dispositions en matière de programme, en particulier les principes de la présentation des événements et de la diversité, une démarche qui relève de la compétence de l'autorité indépendante d'examen des plaintes (AIEP). Cet organisme analyse les émissions diffusées si une plainte a été déposée."

(texte in extenso)

Le dernier paragraphe est intéressant : il démontre qu'une présentation équilibrée des faits et des opinions est exigée non seulement des chaînes de service public (celles de la SSR) mais de tout diffuseur régional au bénéfice d'une concession.


Paranoid Park : Le film à voir!

Photo Paranoid Park

Paranoid Park est sur les écrans. Le film de Gus Van Sant propose une représentation tout en finesse de l'adolescence.

Prix du 60ème anniversaire, Festival de Cannes 2007

On peut lire la critique de Télérama : http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=312768

Découvrez également notre fiche pédagogique : http://www.e-media.ch/dyn/bin/1108-5187-1-paranoid_park1.pdf


Les technologies et nous

Pas le temps d'aller aux Journées de la communication (Comdays) organisées à Bienne par l'OFCOM ? Pas envie de débourser 980 francs pour ces deux jours d'exposés et de conférences ?

Une solution de secours : Mathieu Janin nous propose ses compte-rendus en temps direct sur son blog : http://mathieujanin.romandie.com/ 

Dans les premières contributions, une intéressante analyse de l'utilisation des technologies en fonction de nos réseaux sociaux par Stefana Broadbent, de Swisscom.


Le couple, l'ordinateur, la famille

Une émission de RSR La 1ère à réécouter

Contrôle parental, nouvelles formes d’intimité, rivalités entre enfants et parents, affirmation de soi par le biais de la compétence technologique, émancipation féminine…

Comment l’ordinateur redessine-t-il les contours de la famille contemporaine ? Quels sont les différents types de famille-à-ordinateur ? Pourquoi certaines familles décident-elles de ne pas s’équiper ?

Bien que beaucoup fassent le choix de s'en abstenir, l'ordi a sa place dans la vie des familles d'aujourd'hui… Que rend-il possible, que vient-il compliquer la vie commune, comment se distribuent les rôles, que deviennent les rapports parents-enfants quand ce sont les juniors qui expliquent aux grands comment l'utiliser…?

LA SMALA, Florence Farion, diffusé samedi 20 octobre à 9h30. En réécoute sur Internet.

Bedroom TV : la télévision dont rêvaient les ados existe

Au hasard du zapping sur les chaînes anglaises, découverte de l'étonnante BTV (Bedroom TV). Elle diffuse des clips vidéo tournés par des ados (et parfois ceux qui le sont restés) dans leur chambre. Le culte de l'amateur dans toute sa grandeur! Autrefois, on singeait ses chanteurs préférés en playback devant le miroir et ça en restait là (tant mieux pour nous!). Aujourd'hui, la vogue de YouTube donne des idées à certains diffuseurs. Bedroom TV se décline en deux versions : ceux qui ne vivent pas au Royaume-Uni peuvent regarder (et télécharger) les vidéos sur le Net (http://www.bedroom.tv/). Il y a aussi des conseils simples pour tourner sa propre vidéo, la sonoriser et la charger sur le Net. Regardez un peu comment Matt1975 et ses potes interprètent "Don't look back in anger" d'Oasis.


Jésus !

L'Evangile selon Paris Match, octobre 2007 après J.-C..

(Photo du rugbyman de l'équipe de France Sébastien Chabal)


Arte TV sur le Net : le flop

Arte vient de lancer son offre de vidéo en ligne (VOD) gratuite sur www.arte.tv/plus7. Une sélection de ses émissions est désormais disponible gratuitement pendant sept jours après diffusion à l’antenne.

Pour l'internaute suisse, belge ou québecois, pas de quoi jubiler : "Vous devez résider en Allemagne ou en France pour regarder cette vidéo", affiche un panneau lorsqu'on lance un document. Une entrave probablement liée aux droits d'auteur mais complètement aux antipodes de la philosophie du Net! 


Chut! Les pubs télé font grossir les enfants !

L'obésité gagne du terrain chez les enfants et les adolescents.

Il semble que l'Office fédéral de la santé publique s'en préoccupe.

Il y a quelques mois, nous lui avions écrit pour suggérer de travailler en amont : lancer une campagne de décryptage des publicités télévisées. Histoire que les gosses prennent du recul et de la distance critique. Pas eu de réponse...

Aujourd'hui, le site www.arretsurimages.net propose une très intéressante enquête pour montrer à quel point les pouvoirs publics sont "pressés d'attendre" en la matière.


Presse crédible ?

Après ses piques à l'encontre de la TSR, Pascal Couchepin n'hésite pas à aller au contact : le 20 novembre prochain, il s'exprimera en ouverture des Assises du journalisme à Lausanne. Il assistera aussi au débat consacré à "La crédibilité de la presse en question". Patrick Nussbaum (directeur de l'info à la RSR), Roger de Diesbach, Eric Hoesli (Edipresse), Christian Campiche (Info en danger), Christophe Büchi (NZZ) évoqueront les "pistes pour sauver et revaloriser l'acte journalistique (investigation, critique)". Ils tenteront de cerner les "moyens nécessaires pour garantir la qualité de l'information". Programme complet ICI.


Pascal Couchepin tance "Infrarouge"

"Infrarouge" ? "L'émission est mal faite. Et sa présentatrice n'est pas bonne".

En deux phrases qui claquent comme un désaveu, le Conseiller fédéral Pascal Couchepin (photo) a livré au journal "Le Matin" une appréciation peu flatteuse de la grande émission de débat politique sur la Télévision suisse romande (TSR).

Il est rare que les politiciens suisses, à fortiori des membres du gouvernement, expriment des avis tranchés sur la qualité des médias. En général, les irritations se masquent. On généralise pour éviter de désigner des cibles spécifiques : "C'est vous, les médias, qui avez créé une polémique...", "Nous ne sommes pas responsables de ce que les médias rapportent". Même Christoph Blocher hésite à fustiger ses bêtes noires ("L'Hebdo" en tête).

On n'a pas souvenir d'un élu déclarant publiquement quelque chose du genre : "La nouvelle formule du journal X est mal faite".

Du coup, la franchise de Pascal Couchepin brise un code de conduite tacite. Le rédacteur en chef du "Matin" en était rose de bonheur : "Je voterais Couchepin!", titrait-il son éditorial du même jour. Car un Conseiller fédéral impopulaire qui donne des leçons de déontologie journalistique à la chaîne de service public la plus appréciée des Romands, ça ne manque pas de culot (ou de panache).

Dimanche dernier, à "Mise au point", les journalistes de la TSR ont compilé quelques-unes des rebuffades proférées en direct par Pascal Couchepin : désaveux adressés à des gens de télévision, accusés tour à tour de ne pas lire les dossiers ou de sortir les phrases de leur contexte...

Chacun de ces échanges laisse une impression mitigée : difficile en effet de savoir si l'impréparation (supposée) du journaliste était plus manifeste que l'intimidation (toujours possible) de l'homme de pouvoir. Pascal Couchepin n'aime pas les émissions "mal faites" et les gens de presse qui ne sont "pas bons" ? Il le dit ? Cela ne manque pas de courage dans un milieu où les puissants cherchent plus volontiers à charmer la presse. Cela ne manque pas de toupet non plus, de la part d'un homme qui ne cache pas son admiration pour Nicolas Sarkozy. Du coup, l'avertissement ne saurait se limiter à la TSR. Gare aux journalistes inutilement réducteurs, mal préparés ou approximatifs ! Il faudra qu'ils se montrent rigoureux dans les faits comme dans les raisonnements. L'an prochain, il y a fort à parier que le radical valaisan sera président de la Confédération. Se montrera-t-il plus sélectif au moment d'accepter ou de refuser des interviews ?

Pascal Couchepin juge peut-être exagéré d'inviter quatre fois Christoph Blocher en tant que sujet unique d'"Infrarouge". Mais la TSR a eu beau jeu de lui rappeler qu'il était apparu plus de 900 fois à l'écran dans sa carrière politique (et plus de 760 fois depuis son accession au Conseil fédéral). En France, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) vient de décider que les chaînes pouvaient montrer SANS LIMITE des interventions du Président de la République. Au grand dam des détracteurs de l'omni-président et du journal "Le Monde", qui a déploré l'activisme télévisuel de Nicolas Sarkozy dans un éditorial.