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Une image, en souvenir de Jean-Claude Brialy

 

Cette image date de 1958. Jean-Claude Brialy (à gauche) a 25 ans. Il tourne "Le Beau Serge" sous la direction de Claude Chabrol. Le beau Serge, ce n'est pas lui, c'est Gérard Blain (à droite). La fille qui lui jette un regard gourmand, c'est Bernadette Lafont.

1958-1959 sont des années charnière. Ce sont celles où Godard tourne "A bout de souffle" avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. Il y aura ensuite "Les 400 coups" de Truffaut, toujours avec Jean-Claude Brialy.

Godard, Chabrol, Rivette, Truffaut : la Nouvelle Vague française est lancée.

Même ceux qui ont découvert ces films 20, 30 ou 40 ans plus tard auront été frappés par la décontraction sophistiquée de Brialy, son naturel anti-théâtral, sa diction inimitable... Si quelqu'un a incarné la Nouvelle Vague, c'est lui.

Jean-Claude Brialy vient de rejoindre Gérard Blain, ses films nous restent. Heureusement. Et bravo à la TSR qui a eu le courage de rediffuser "Le beau Serge" en prime-time sur son deuxième canal, alors que France 2 se contentait de rediffuser à 23h10 un "Vivement dimanche" avec Michel Drucker.

Il vaut la peine de lire les témoignages de ceux qui l'ont connu dans "Libération".


"Pas douce" dans la presse nationale française

Encore à l'affiche en Suisse romande, "Pas douce" est sorti en France. Tourné à La Chaux-de-Fonds, avec une excellente Isild le Besco (photo) dans le rôle principal, le film de la réalisatrice suisse Jeanne Waltz fait l'objet d'une belle critique dans "Le Monde". Chic! Cliquez sur le lien pour en juger!

Et voici ce qu'écrit du film Gérard LEFORT dans "Libération" :

Le titre ne ment pas. Non, elle n'est pas douce cette jeune Frédérique, infirmière dans un hôpital du Jura suisse. Pas douce, pas gentille, pas aimable, surtout pour quiconque cherche à l'aimer, fiancé régulier ou amants de passage. Mais c'est surtout elle qu'elle ne peut pas supporter. Jusqu'à vouloir se suicider. Mais dans le sous-bois où elle veut se flinguer, un bruit va distraire son geste, une querelle bagarreuse entre deux jeunes garçons. Ce boucan la dérange au point qu'elle tire sur un des deux gamins. Grièvement blessé au genou, l'adolescent (Marco) est hospitalisé dans l'établissement où Frédérique travaille. Le planning des gardes va bientôt l'amener à son chevet. Frédérique veut d'abord avouer, mais tous, surtout les flics, repoussent la confidence d'une fille trop notoirement givrée pour être une coupable honorable.
Tout est dit ou presque de ce drame rugueux qui s'attache au récit d'une conjugalité étrange et dangereuse entre la presque meurtrière et sa victime. Cette concentration dans le huis clos d'une chambre d'hôpital est la meilleure idée du film qui, lorsqu'il s'en éloigne, chute dans une divagation dialectique moins habile sur le bien et le mal. Autant dire que Pas douce ne tient que par le choix des deux protagonistes principaux. Bon choix. Isild Le Besco (Frédérique) qui confirme son excellence dans le registre de la folle à tuer. Et, plus inédit, le jeune Steven Pinheiro de Almeida (Marco), parfait dans la peau grasse de l'ado pas du tout aimable lui non plus.
En arrière-monde de ce film réfrigérant, la ville de La Chaux-de-Fonds au moment du dégel et alentour, la campagne suisse où le brouillard est la couleur dominante. On doit à ce «décor», les plus belles images du film : Frédérique s'échappant sur son vélo, à fond, par monts et par vaux, une bouteille d'alcool à la main, comme une dératée. Libre en somme. Y compris de foncer dans les eaux d'un lac glacé.

EN DIRECT DE CANNES

Du 16 au 27 mai, nous avons suivi le 60ème Festival du film Cannes. Retrouvez la conférence de presse de Michael Moore, l'interview de Julian Schnabel ("Le Scaphandre et le papillon"), des chroniques et des critiques de tous les films en compétition sur le lien suivant :

www.cannes07.wordpress.com


Toujours plus de gratuits

L'offensive de la presse gratuite s'intensifie : "20 Minutes" annonce une parution prochaine le samedi et le dimanche en Suisse romande. Côté alémanique, un nouveau gratuit livré à domicile est annoncé.

Levons les yeux au ciel...

Cette image tirée de la campagne de prévention du Bureau suisse de prévention des accidents (BPA), on ne la verra pas dans les écoles primaires neuchâteloises. Motifs invoqués et rapportés dans les quotidiens L'Express et L'Impartial : "L'enseignement est fondé sur la laïcité" et "Le message n'est pas clair pour de jeunes enfants".

Allons, allons...

Est-ce le symbole de mains jointes que l'on refuse ?

Ou est-ce qu'on refuse de croire les enfants capables de lire une image (avec leurs maîtresses et leurs maîtres au besoin) et d'en saisir l'ironie ?...


Ils ont gagné!

Des visages réjouis, des élèves fiers de leurs travaux : mercredi 9 mai à Neuchâtel, les vainqueurs du concours de UNES organisé pendant la Semaine des médias à l'école ont reçu leurs prix. Il est possible d'admirer leurs travaux et découvrir les lauréats en photo en cliquant ici.

Distingués parmi d'autres : les élèves de Roland Métrailler (CO d'Ayent en Valais).

Un enseignant exigeant, récompensé avec ses élèves : Serge Hager, de Delémont.


Elisons, élisons...

Une élection chasse l'autre : la TSR nous annonce pour le mois d'août l'élection du...plus beau chien de Suisse romande (sic). Rendez-vous pour les qualifications puis pour le vote final les vendredis 3, 10, 17, 24 et 31 août à 20h05 sur TSR1, à l'enseigne de "Georgette et ses potes".


Ségo, Sarko, Zéro, Sacha...

TSR2 diffusait jeudi soir "Ségo et Sarko sont dans un bateau". Une plaisante évocation de deux ambitions forcenées. Le recours aux archives permettait de mettre en évidence l'étonnante évolution physique de l'une, les méandres du discours de l'autre, le polissage du langage des deux... Tour à tour patelin et goguenard, Karl Zéro commentait ces parcours politiques au coin du feu. Il montrait ce que Ségolène devait à Mitterrand et Nicolas à Chirac. Impertinent comme personne avant lui, ce Karl Zéro ? Pas le moins du monde! "Ségo et Sarko sont dans un bateau" reprend à son compte des recettes inventées il y a plus de 70 ans par un dandy d'une autre envergure : Sacha Guitry. Tout dans ce documentaire est pompé des meilleurs films du réalisateur du "Roman d'un tricheur" : le dispositif (un narrateur au coin du feu), le générique (égréné dans les pages d'un livre), la narration (avec les apostrophes directes au spectateur), la condescendance goguenarde du ton, le montage... Comme quoi, en politique comme en cinéma, on recycle davantage qu'on n'innove...


Une curieuse justification

Le 20 avril dernier, un article du quotidien gratuit "20 Minutes" prêtait des desseins très intéressés à des cambrioleurs. Certes, il se fondait sur des rumeurs, mais lisez plutôt :

Le hic, c'est que le recteur du Collège du Sud François Piccand n'avait pas les mêmes informations. Voici ce qu'il a fait savoir autour de lui le même jour :

"Un élève m’a rendu attentif à un article paru aujourd’hui dans “20 minutes” à propos du cambriolage qui a eu lieu le 29 mars dernier.
Cet article contient plusieurs erreurs grossières:

  • les auteurs du cambriolage ne sont d’abord pas des collégiens, ni actuels, ni anciens. Ce sont des personnes qui n’ont rien à voir avec notre école.
  • Les auteurs ne cherchaient aucunement à emporter les examens de maturité. Ils voulaient de l’argent. D’ailleurs, du peu que je sais d’eux, ils n’auraient pas été capables de repérer les examens, même si on les avait laissés sur un bureau. Pour preuve, ils ont trouvé le moyen de dérober un ordinateur portable en réparation auquel il manquait le disque dur!
     

Si cela est nécessaire, cet épisode démontre la piètre qualité de certains journaux et le manque de professionnalisme de prétendus journalistes (personne n’a essayé de me joindre pour au moins vérifier l’information). Cela laisse naturellement planer beaucoup de doutes sur d’autres soi-disant informations...