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Des élèves interpellent les journalistes

Enseignants de Suisse romande, c'est l'heure ! Si vous entendez visiter des rédactions ou rencontrer des journalistes pendant la 4ème Semaine des médias à l'école (19-23 mars 2007), il vous reste jusqu'à mercredi soir, 28 février, pour vous inscrire sur le site www.e-media.ch.

Une fois inscrits par leur enseignante, les élèves de la classe 6.1 au Mont-sur-Lausanne ont été invités à écrire à la Radio Suisse Romande. Voici le message qu'ils ont adressé à Pierre Luyet :

"Cher Monsieur,

Nous sommes une classe de 6ème année, de 20 élèves, du Mont-sur-Lausanne.

Nous serions très intéressés par une visite de la Radio Suisse Romande, comme cela nous a été proposé par la CIIP.

Nous sommes très sympas, parfois peut- être bavards, mais nous savons nous taire quand c'est nécessaire. Nous aimerions apprendre plein de choses concernant la Radio, comme par exemple :

- comment travaillent les journalistes (par coeur, avec des fiches, etc.)

- Quelles genres d'émissions sont en direct ou non et pourquoi

- Comment se ratrappent les journalistes, s'ils se trompent

- Comment est-ce que l'on émet sur les ondes (techniques)

- Qui fait passer de la musique et comment est-elle choisie

- y-a-t-il des bruitages

Nous serions donc très fiers si vous nous accueilliez dans vos studios...

En attendant votre réponse impatiemment, nous vous envoyons nos meilleures salutations

Les élèves de la 6.1"

Et voici ce que leur a répondu Pierre Luyet :

"C'est bien volontiers que la RSR vous accueillera, surtout s'il s'agit des élèves de la 6.1 !

Bavards... pas de problème, nous sommes une maison de mots !

Curieux... on aime ça.

Bienvenue, donc. Madame Anne-lise Clerc, notre responsable des visites, prendra contact avec vous tout prochainement.

Meilleurs messages

Pierre Luyet

secrétaire général de l'information RSR"

Autre message reçu récemment de deux enseignantes de l'Etablissement secondaire de St-Prex:

"Nous avons pu contacter un journaliste du "20 minutes" qui viendra présenter son travail le mardi 20 mars à nos 2 classes. Nous nous réjouissons de pouvoir préparer cette rencontre avec nos élèves grâce à la fiche pédagogique.

Nous vous remercions d'avoir pu nous mettre en contact avec un professionnel."


Pascale et Thelma : divines surprises des Césars et des Oscars

Les récompenses décernées lors des cérémonies des Césars et des Oscars enthousiasment rarement le cinéphile. Trop de compromis en direction d'un improbable goût moyen gâchent la sauce. Heureuse exception cette année avec des prix qui nous font un immense plaisir. Tel l'Oscar du meilleur montage décerné à la complice de Martin Scorsese, Thelma Schoonmaker (photo).

C'est l'une des plus talentueuses réalisatrices du cinéma français. Et pourtant, le grand public ne la connaît pas. Pascale Ferran a réalisé en 1992 un premier film emballant : "Petits arrangements avec les morts" (à voir d'urgence pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler). Avec une troupe d'étudiants en théâtre, elle a ensuite tourné un beau film pour la télévision, "L'Âge des possibles" (1995). Puis, elle a quasiment disparu de la circulation...

Pascale Ferran a eu toutes les peines du monde à terminer le bouclage financier de "Lady Chatterley". Adaptation du roman de D.H. Lawrence, ce film de trois heures a été refusé par le Festival de Cannes. Il est sorti à fin 2006 avec un excellent écho critique mais a été relativement peu vu (200.000 entrées en France, le score qui dénote que seuls les amateurs de films d'auteur se sont déplacés; en Suisse romande, avec deux copies, le film n'a même pas été vu dans toutes les villes). Et samedi soir, divine surprise : "Lady Chatterley" remporte non seulement les Césars de la meilleure photo, de la meilleure adaptation, des meilleurs costumes et de la meilleure actrice (Marina Hands), mais aussi celui du meilleur film. Impeccable jusqu'au bout, Pascale Ferran défend les intermittents du spectacle et le cinéma exigeant (toujours plus boudé par les télés), avant de mettre au défi les candidats à la présidentielle de parler de culture dans les 55 jours qui restent. On lui souhaite de moins galérer avant de nous livrer son prochain film...

A la cérémonie des Oscars, dimanche, Martin Scorsese a enfin obtenu le triomphe qu'il aurait mérité de remporter bien plus tôt. On se pince même pour y croire : quoi, "Raging Bull" et "Les Affranchis", ça n'était pas Oscar du meilleur film ou du meilleur réalisateur à l'époque ? Cette fois - Marty a demandé qu'on vérifie le nom dans l'enveloppe - c'est bon : "Les Infiltrés" remportent les deux statuettes les plus prestigieuses. Le film - virtuose, mais teinté d'un machisme un peu rance - ne restera sans doute pas dans l'histoire du cinéma. L'essentiel n'est pas là : Scorsese, amoureux de cinéma nourri de cinéphilie européenne, protecteur du patrimoine mondial des films - de Ray à Rossellini - obtient la reconnaissance qu'il mérite davantage que les faiseurs de recettes sans états d'âme.

Et l'on se réjouit tout autant de l'Oscar qu'obtient sa fidèle monteuse Thelma Schoonmaker (le deuxième après celui obtenu pour "The Aviator"). Scorsese travaille avec elle depuis 1980 ("Raging Bull"). Il a eu toutes les peines du monde à la faire intégrer le système hollywoodien. L'Amérique, protectionniste en diable, met en effet les bâtons dans les roues aux Britanniques et autres étrangers qui veulent rejoindre les syndicats de techniciens agréés. Mais depuis, l'étonnante Thelma a fait merveille : le style Scorsese, si dynamique, si rock'n roll, c'est elle qui a contribué à le créer et à le faire éclater. Etonnante en effet, cette vitalité débridée qui sort des doigts d'une discrète petite dame bien mise et à cheveux blancs!

PS : Nous rappelons amicalement aux journalistes que l'Oscar du meilleur documentaire, "Une vérité qui dérange", n'est PAS un film d'Al Gore, mais un film de Davis Guggenheim avec Al Gore...

Et nous signalons aux Départements de l'instruction publique romands, à toutes fins utiles, que le gouvernement allemand a choisi de financer l'envoi de 8000 DVD du film aux écoles du pays.


Régis Debray commente la présidentielle française

Dans une superbe tribune parue dans "Le Monde", l'écrivain décortique la manière dont les médias conditionnent la campagne et ce qui reste du rapport à la culture chez les candidats. Extrait:

Pour le pro du jour nourri dès la mamelle à l'image-son et à la revue de presse, la densité de sens se mesure au volume des échos. Réussie sera l'opération qui aura fait l'ouverture du journal. La com'a dominé François Mitterrand, surtout vers la fin, à son deuxième septennat. Ce n'était pas ripolin sur sable, il y avait une charpente par-dessous. Le passe-partout des politiques étrangères proposées semble bien être les "droits de l'homme", dont chacun sait qu'ils ne font pas une politique, sinon celle de Gribouille ou de Panurge. Comme c'est la pensée profonde du show-biz et des rédactions, elle paye. Echo maximal. Qui ne rêverait de s'être fait flasher aux côtés de Soeur Emmanuelle, de l'abbé Pierre ou de saint Hulot ?

Ces gâteries narcissiques rappellent que la com'est une bulle impitoyable qui contraint à jouer "perso". Contrainte technique, s'entend : le petit écran exclut le plan large et une photo de groupe ne fait pas la "une" de Paris Match. Les petits camarades, c'est pour le décor. Le gros plan est d'instinct bonapartiste ou prima donna. Dans l'ancien monde, en graphosphère, le moi investi veillait à s'inscrire, fût-ce par politesse, dans le nous d'une formation, d'une tradition de pensée ou d'un projet collectif. Dans le nouveau monde, en vidéosphère, le nous reste requis, mais en garniture, pour applaudir le moi sélectionné, moi Ségolène, moi Nicolas. Mon pacte, mon staff, mes handicapés. La loi du people, c'est l'anti-peuple. Un plus un plus un, cela ne fait pas trois citoyens ensemble, mais trois plans de coupe avec groupies en fond visuel. Exit l'universitaire, le chercheur, l'écrivain. Regardez les escortes : c'est Hollywood, pas Harvard. En plus popote, genre TF1. Gardons-nous d'opposer la culture au froufrou. Rien que de normal si un meneur de jeu, au meeting de Villepinte, voyant entrer un rappeur, deux excellents acteurs et un animateur de variétés, s'exclame : "La culture française enfin est là !" La culture a toujours été le nom noble donné à la technologie la plus performante. Nos challengers n'ont plus le loisir d'aller au théâtre ou de flâner dans une librairie. Ils feuillettent les magazines et surfent sur les écrans. Ce qui ne passe pas à la télé, à leurs yeux, n'existe pas. Aussi sont-ils sûrs d'avoir recruté la philosophie avec André Glucksmann ou Bernard-Henri Lévy et la littérature avec Christine Angot ou Jean d'Ormesson.


Contre la "gifle joyeuse"

Dans le cadre du projet de loi sur la prévention de la délinquance, les députés français ont voté un nouvel amendement. Il concerne la pratique du « happy slapping » : l’enregistrement mais aussi la diffusion sur téléphone mobile d’images de violence arbitraire et d'agression. Peine encourue : cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, sauf pour les cas où ces images ont « pour objet d’informer le public » ou sont destinées à « servir de preuve en justice. » La diffusion d’images d'éventuelles violences policières ne sera donc pas concernée. La commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés) doit décider d’ici fin février si cette pratique débile mérite d’être inscrite dans la loi.
(in L'Espresso de Télérama, 20 février)

La presse écrite doit investir dans le numérique

La presse écrite ne doit pas se contenter de transposer ses contenus sur Internet. Elle doit massivement investir dans le numérique pour établir avec son public potentiel de nouveaux rapports, basés sur l'interactivité et l'attractivité de nouvelles prestations, incluant le son et l'image. Telle est la conviction de Marc Tessier, rapporteur pour le Ministère français de la culture. On peut lire son rapport ici.


Semaine des médias à l'école : vers une édition record

Ouvertes jusqu'au 28 février 2007, les inscriptions à la 4ème Semaine des médias à l'école en Suisse romande sont bien lancées. On s'oriente à coup sûr vers l'édition la plus fréquentée par les classes, du 19 au 23 mars prochain. Point de la situation au matin du lundi 19 février.

Les classes qui ont annoncé leur participation à la 4ème Semaine des médias à l'école émanent des cantons suivants :

Berne (francophone) : 12 classes

Fribourg : 22 classes

Genève : 27 classes

Jura : 15 classes

Neuchâtel : 70 classes

Vaud : 57 classes

Valais : 24 classes

Compte-tenu des trois classes belge et marocaines qui nous font l'amitié de prendre part à l'opération, nous arrivons donc à un total intermédiaire de 250 classes inscrites. Il ne fait presque aucun doute que l'effectif des classes annoncées en 2006 (302) sera battu. Les statistiques de fréquentation du site e-media.ch montrent une moyenne de 200 visiteurs par jour, pour des téléchargements compris entre 2 et 3 Go (2000 à 3000 mégas!) quotidiens.

Conclusion : Ne vous contentez pas de puiser du matériel pédagogique! Manifestez votre intérêt pour la démarche en annonçant votre participation sur le lien suivant: http://www.e-media.ch/dyn/1116.php

Médiathécaires : inscrivez votre établissement et n'hésitez pas à commander les publications offertes gratuitement pendant la semaine du 19 au 23 mars.

MERCI à tous ceux qui ont déjà manifesté leur intérêt. A bientôt!...


Torture sur nos écrans

La censure policière imposée à la projection de "Salò ou les 120 journées de Sodome" (photo ci-dessous) à Zurich n'aura pas duré une semaine. Pourtant, ce n'est pas le rétablissement de Pasolini dans sa dignité d'artiste qui paraît être l'enjeu principal dans cette affaire. "Salò", film limite, intolérable et irrécupérable, devrait au contraire nous ouvrir les yeux sur la manière dont notre société est devenue très tolérante face à des représentations de la torture glamourisées, banalisées, et finalement "acceptables". La révélation selon laquelle des interrogateurs militaires américains s'inspirent de scènes de "24 Heures chrono" en témoigne.

Aussi haut qu'on puisse placer Pasolini dans l'échelle de l'estime artistique, "Salò ou les 120 jours de Sodome" ne peut pas emporter l'adhésion du cinéphile. Trop mal foutu (interprétation calamiteuse, post-synchronisation épouvantable, photo médiocre). Trop insupportable dans ses postulats : faut-il montrer l'intolérable pour nous convaincre du caractère intolérable du fascisme ? Non. Faut-il accabler les fascistes des pires perversions pour détruire en nous toute attraction potentielle pour leurs idées ? Hautement douteux. Deux visions successives en salle (l'une aux Etats-Unis, la seconde en Suisse), à des années de distance, aboutissent à ce constat personnel.

Pourtant, "Salò" représente quelque chose d'important dans l'histoire du cinéma : c'est un point limite, une borne infranchissable qui délimite la frontière entre les films d'auteur (avec une mise en scène accordée à des intentions) et les snuff movies abjects (avec des atteintes à la dignité humaines captées sur le vif, pour la simple fascination d'en jouir). Trente ans plus tard, qu'on ait vu le film ou pas, "Salo" est toujours ce repère ultime. Et nous, comment avons-nous évolué dans notre rapport aux représentations de l'humiliation et de la torture ?

"Salò", c'est Guantanamo (le point aveugle, le film qu'on ne veut pas voir)

"Salò", c'est Abu Ghraïb avec 30 ans d'avance (la négation de l'humain en qualité photo pisseuse).

Nous sommes incapables de VOIR "Salo", encore moins de l'apprécier. Ce qui est plus inquiétant en revanche, c'est la facilité avec laquelle des formes banalisées de torture ont envahi nos (petits) écrans. Dans "Le Temps" du 13 février, Luc Debraine relevait que les interrogateurs inexpérimentés de l'armée américaine avaient tendance à imiter les méthodes de Jack Bauer (l'agent fédéral de "24 Heures chrono" engagé dans la lutte contre le terrorisme). Un ancien militaire chargé d'interroger les prisonniers irakiens à Abu Ghraïb a déclaré avoir assisté à des fausses exécutions directement inspirées de la série.

Le groupe Human Rights First relève qu'entre 1996 et 2001, 102 scènes de torture avaient été diffusées à la télévision américaine en première partie de soirée. Après les attentats du 11 septembre, entre 2002 et 2005, le nombre de séquences torture a grimpé à 624, dont 67 pour la seule série "24 Heures chrono".

Constat perturbant : d'un côté "Salò" frôle toujours les enfers de la censure, sous prétexte que sa logique de déshumanisation d'un autre âge relève de la pornograhie; de l'autre, le grand public se régale de l'inventivité des acteurs de la lutte antiterroriste, avec la conviction que leurs méthodes (de fiction) relèvent d'un Mal nécessaire.

Christian Georges


La technologie rend-elle altruiste ?

L'excellente revue culturelle "Télérama" propose chaque jour un "expresso" par e-mail auquel on peut s'abonner sans frais avec des paramètres sur mesure (chaînes préférées, etc). Extrait de la livraison du jour :

Ls psychosociologues du Net s'étonnent régulièrement des nouveaux comportements humains observés sur le réseau et en viennent à se poser des questions, comme « L'homme serait-il devenu altruiste ? ». Regardez le succès de Yahoo! Question/réponses, sur lequel, chaque jour, circule une multitude de questions posées par des internautes, de la plus technique (« Comment ouvrir un fichier .dat ? ») à la plus existentielle (« Où trouver l'épisode 16 de la saison 2 de Prison Break ? »), et où se précipitent d'autres internautes qui leur répondent gratuitement. L'homme serait-il devenu altruiste ? Car, dès que ce service P2P devient payant, c'est la banqueroute : Google n'a-t-il pas fermé, en décembre, son site d'entraide qui, lui, prônait une juste rémunération des utilisateurs ?
À ceux qui croient que l'homme est enfin devenu bon, le gourou de la cybersociologie américaine, Howard Rheingold, répond que c'est surtout le coût de la participation qui a fortement baissé. Autrement dit, donner un coup de main ne coûte pas plus que l'envoi d'un e-mail. Ajoutez à cela que l'anonymat du Net pousse l'internaute à prendre le risque d'aider son prochain en toute sécurité… Les gagnants dans l'affaire ? Les fournisseurs d'accès, qui proposent-là un service innovant qui ne leur coûte pas un kopeck. Il n'y a pas de petits profits. ◆ P.A

Contre toute attente : la presse écrite progresse

Le déclin annoncé des journaux démenti par les faits, titre "Le Monde".
La diffusion des titres payants et gratuits dans le monde a progressé de 9,95 % en cinq ans (2000-2005), selon les derniers chiffres publiés mardi 6 février par l'Association mondiale des journaux (AMJ, ou WAN). Cette forte progression est surtout due aux quotidiens gratuits, dont la diffusion a plus que doublé en cinq ans, passant de 12 millions d'exemplaires diffusés en 2001 à 28 millions en 2005, soit 137 % d'augmentation. Le nombre total de quotidiens payants a cependant franchi pour la première fois la barre des 10 000, avec 10 104 titres.
"Ce que nous constatons contredit complètement l'idée répandue selon laquelle les journaux sont voués à la disparition", déclare le directeur général de l'AMJ, Timothy Balding, sur le site de l'association. "Les chiffres confirment que l'industrie est saine et vigoureuse et qu'elle relève avec succès la concurrence accrue des autres médias. Cette croissance en plein essor des titres quotidiens dans le monde est largement passée inaperçue par les faiseurs de marché et les experts en médias obsédés par la révolution des médias numériques."
Timothy Balding précise que les journaux représentent une industrie de près de 180 milliards de dollars dans le monde, avec davantage de recettes publicitaires que la radio, l'affichage extérieur, le cinéma, les magazines et Internet réunis.
La croissance importante de la diffusion en Europe (+14,24 % en cinq ans) repose également beaucoup sur l'arrivée des journaux gratuits. C'est le cas en France, où des chiffres en hausse pour la première fois en trente-cinq ans cachent en fait une situation moins florissante. La création de journaux de plus en plus spécialisés mais à faible tirage explique la croissance du nombre de titres.

"Le Monde" lance son quotidien gratuit

La nouvelle a fait peu de bruit : le premier quotidien gratuit conçu par les groupes Bolloré et Le Monde a été distribué mardi 6 février. Il s'appelle "Matin plus". Il offre en 28 pages l'essentiel de l'information du jour et trois articles de réflexion et de décryptage préparés par les journalistes du "Monde". Lisez l'article de Jean-Marie Colombani.

Le procès intenté à "Charlie hebdo" à propos des caricatures de Mahomet a enflammé les réactions des lecteurs sur le forum du site Liberation.fr. Les meilleures sont souvent les plus courtes. Un extrait :

"Citez-moi un exemple de procès intenté dans un pays musulman contre une manifestation de haine à l'endroit de ce qui n'est pas musulman".