Un animateur "sans tabou" sur les plateaux télé
Comment le navrant Pascal Sevran (en photo, à gauche) a-t-il réussi à faire la promotion de son livre "Le privilège des jonquilles" sur les plateaux de Marc-Olivier Fogiel (à droite) et de Michel Drucker, alors que le bouquin comporte d'insupportables attaques racistes à l'encontre des Africains ? Arrêt sur images nous l'a décortiqué dimanche dernier. Démonstration accablante d'un copinage médiatique aveugle (ou complice...), en vidéo, sur le site de l'émission.
On lira aussi avec profit l'article du Monde illustré avec une photo de l'intéressé, arborant sa Légion d'honneur.

Surprise le 20 décembre : "Libération" nous apprend :
Pascal Sevran a accepté l'idée de se rendre en Afrique pour y réaliser un reportage afin d'éclairer «dans la sérénité et la pédagogie» les réalités actuelles de l'Afrique, après ses sorties racistes. C'est SOS Racisme qui le dit. Et qui lui a proposé cette solution, qu'il a finalement acceptée avec «dignité», selon Dominique Sopo, le président de l'association. Une rencontre aura lieu en janvier avec la presse panafricaine afin de discuter des modalités et des axes de ce voyage.
Entretien avec le président de SOS Racisme (in "Libération")
Pascal Sevran a accepté le principe d'aller en Afrique afin de se rendre compte des réalités et aussi d'y réaliser un reportage. L'objectif, c'était de faire en sorte que l'image de l'Afrique ne sorte pas écornée après ses propos. J'ai lu les déclarations de Jack Lang et Bertrand Delanoë, ils attestent que Sevran n'est pas raciste. Je les crois. Une fois que c'est dit, il faut sortir par le haut. En janvier, nous allons décider dans quel pays se fera le voyage et le reportage.
Comment avez vous trouvé Pascal Sevran quand vous l'avez rencontré?
Il était atterré par la polémique. Il comprend que ses propos soient blessants. Après il était ouvert sur ce qui pouvait être fait dans le sens d'une réparation pédagogique. Je l'ai trouvé plutôt digne d'accepter de bonne grâce cette solution. Il faut que les gens qui prononcent des formules à l'emporte pièce sur des sujets sensibles puissent en répondre. Sinon le risque, c'est que cette histoire traîne encore des années, sans qu'on l'ait condamnée.
Vous allez proposer des stages à Georges Frêche, le maire de Montpellier et Alain Finkielkraut pour leurs propos récents, sur l'équipe de France «black black black»?
On n'est pas dans les même cas. Frêche est un homme politique qui est multirécidiviste et Finkielkraut un philosophe censé peser ses mots. On n'est pas face au même type de responsablité vis à vis de la parole publique.
-
18 Décembre 2006 à 14:21 dans
- Médias à l'étranger




